Les marchés européens pourraient évoluer en fonction de la nouvelle politique de la Fed américaine

Après quelques semaines en dents de scie, principalement caractérisées par des baisses, les marchés européens se préparent à l’issue de la réunion de deux jours de la Fed. Cette semaine sera probablement une semaine importante pour les marchés, car les bénéfices et la politique monétaire occuperont le devant de la scène.

Outre les perspectives de la politique de la Fed, les marchés européens s’appuieront également sur les rapports financiers des grands noms cette semaine. Les bilans attendus comprennent UBS, Unilever, LVMH, Credit Suisse, Deutsche Bank, Daimler, Shell, Barclays, Nestlé et Renault, pour n’en citer que quelques-uns.

En outre, les résultats de sociétés attendus comprennent Vodafone, Phillips, Faurecia, Ryanair et Julius Baer. L’action Phillips a subi un coup dur, chutant de 11 % en milieu de matinée en raison de la faiblesse des résultats trimestriels et des prévisions. Cette baisse représente le plus bas niveau en 9 ans pour le conglomérat multinational néerlandais, qui a largement manqué les attentes en matière de bénéfices pour le deuxième trimestre.

Les marchés européens ont commencé la semaine de manière mitigée, le Stoxx 600 s’échangeant autour de la ligne plate par exemple avec une faible volatilité. L’indice boursier paneuropéen avait chuté de plus de 0,4 % au cours de la séance de pré-négociation. En tête du Stoxx 600 se trouve l’équipementier automobile français Faurecia, qui a grimpé de plus de 7,2 % grâce aux excellents résultats du premier semestre. En outre, les valeurs bancaires ont également progressé de 1,8 %, tandis que les actions des sociétés de voyage et de loisirs ont reculé de 0,7 %.

Les marchés européens attendent les délibérations de la Fed après la hausse des taux de la BCE la semaine dernière

La réunion de la Réserve fédérale américaine, qui se termine mercredi, est au centre de l’attention. Les économistes s’attendent à ce que la banque centrale américaine relève une nouvelle fois ses taux d’intérêt de 75 points de base. Cette évolution fait suite à la hausse de 50 points de base des taux de la Banque centrale européenne la semaine dernière. La décision de la BCE de donner le coup d’envoi de son propre cycle de hausse était plus importante que ce qui avait été suggéré précédemment.

En l’état actuel des choses, la BCE tiendra compte du paysage économique de la zone euro avant de délibérer sur une autre hausse substantielle des taux. S’exprimant lors d’une séance de presse, le gouverneur de la banque centrale autrichienne, Robert Holzmann, a déclaré à propos de la hausse potentielle des taux de la BCE en septembre :

“L’économie va croître moins fortement, les prévisions vont dans ce sens, cela nous a rendus quelque peu prudents. Nous verrons à l’automne quelle est la situation économique. A ce moment-là, nous pourrons probablement décider si nous faisons encore 0,5% ou moins.”

En outre, M. Holzmann a également ajouté que la banque centrale européenne cherche à éviter que le grand public ne s’attende à une hausse de l’inflation dans l’ensemble de la zone euro.

Dans le contexte de l’évolution actuelle du marché européen, les actions basées en Asie-Pacifique étaient pour la plupart en baisse cette nuit. Les inquiétudes liées à un ralentissement économique mondial ont mis fin à la récente réorientation des investisseurs. À l’heure actuelle, les obligations refuges et le dollar font l’objet d’offres substantielles dans la région Asie-Pacifique.

Pendant ce temps, les actions à terme se négociaient en légère baisse aux États-Unis au cours de la séance de prémarché. Cela fait suite à une semaine positive aux États-Unis, les opérateurs attendant une série de résultats trimestriels d’entreprises notables et les perspectives de la Fed.

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