L’actualité des marchés de la Finance du 16 février 2026 met en lumière une performance boursière exceptionnelle. Le SP500 consolide actuellement autour de 6 836 points après une clôture stable en fin de semaine dernière. Alors que l’inflation américaine ralentit à 2,4 %, son plus bas niveau depuis 2021, l’indice phare de Wall Street vient de valider un exploit statistique : trois années consécutives de gains supérieurs à 10 % (2023, 2024 et 2025). Une séquence historique observée seulement huit fois depuis 1926, qui impose une analyse rigoureuse des perspectives pour l’année en cours.
Un « Three-Peat » rarissime pour l’indice SP500
Le S&P 500 a clôturé l’exercice 2025 sur une progression de 18 %. Ce résultat s’ajoute aux performances de 25 % en 2024 et 26 % en 2023. Au total, l’indice a bondi de près de 80 % en trois ans, porté par l’essor massif de l’intelligence artificielle et la résilience de l’économie américaine.
Seulement 8 occurrences en un siècle de bourse
Une telle série de hausses à deux chiffres est un événement rare. Depuis un siècle, le marché n’a connu que quelques périodes de ferveur comparable :
- 1926-1928 : Juste avant la crise de 1929.
- 1995-1997 : En pleine ascension de la bulle internet.
- 2023-2025 : La séquence actuelle, portée par les leaders technologiques.
Que nous enseigne l’histoire pour la suite ?
Statistiquement, la quatrième année suivant un tel cycle reste souvent positive, avec une hausse moyenne de 12,3 %. Toutefois, la prudence est de mise. Les précédents de 1929 et 2000 rappellent que l’euphorie précède parfois des corrections majeures. Le marché peut toutefois choisir une voie médiane : une consolidation latérale pour absorber les gains passés avant de repartir.
La situation actuelle : Pause technique et valorisations tendues
À la mi-février 2026, le SP500 marque le pas après avoir flirté avec des sommets inédits.
Un niveau technique sous surveillance à 6 836 points
L’indice a terminé la séance du 13 février à 6 836,17 points. Depuis le début de l’année (YTD), la performance affiche un léger repli de 0,14 % après un record historique (ATH) à 7 002 points en janvier. Cette baisse hebdomadaire de 1,4 % suggère que les investisseurs procèdent à des prises de bénéfices tactiques.
Le ratio CAPE de Shiller : Un signal d’alerte ?
Le ratio CAPE atteint désormais 40 en ce début d’année 2026. Il s’agit du deuxième niveau le plus élevé de l’histoire financière, s’approchant dangereusement du pic de la bulle internet (44). Avec une moyenne historique située autour de 17, ce chiffre indique que les actions américaines sont chères par rapport à leurs bénéfices passés, ce qui pourrait limiter les rendements futurs.
Stratégie des investisseurs : L’exemple de la diversification
Face à des valorisations boursières élevées, les grands gestionnaires de fonds adaptent leur profil de risque.
C’est notamment le cas de l’Université de Harvard. Bien que l’institution maintienne une exposition majeure au SP500, elle explore activement des relais de croissance alternatifs. Comme nous l’avons vu dans notre article sur le pivot crypto de Harvard, l’université a récemment rééquilibré son portefeuille en faveur de l’Ethereum, signe que même les acteurs les plus conservateurs cherchent à se diversifier face à la survalorisation potentielle des actions traditionnelles.
Perspectives SP500 2026 : Correction saine ou continuation du rallye ?
Les analystes de Wall Street se divisent sur la trajectoire à venir pour le reste de l’année.
Le scénario haussier : Les bénéfices des entreprises pourraient croître de 14 % en 2026. Si la Réserve Fédérale amorce une baisse des taux en juillet, le SP500 pourrait viser l’objectif des 7 700 points.
Le scénario de prudence : La valorisation extrême et l’historique des cycles suggèrent une possible correction de 10 à 20 %, un mouvement nécessaire pour assainir les excès spéculatifs.
Le SP500 réalise un exploit historique, mais la réalité est que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. L’année 2026 s’annonce comme une année de transition. La consolidation actuelle est saine. Pour l’investisseur, la clé reste la diversification. Garder un cœur de portefeuille en actions US, mais explorer les petites capitalisations (Russell 2000) et les crypto-actifs pour gérer le risque de survalorisation.
FAQ : Comprendre le SP500 en 2026
Oui, c’est très rare. Cela n’est arrivé que huit fois depuis 1926. La dernière fois, c’était dans les années 90, juste avant la bulle internet.
Selon le ratio CAPE de Shiller, le marché est cher. Le ratio est à 40, alors que la moyenne historique est de 17. Cela signifie que les investisseurs paient cher pour les bénéfices futurs des entreprises.
Pas nécessairement. L’histoire montre que le marché peut continuer à monter même après trois bonnes années (+12% en moyenne la 4ème année). Cependant, il est prudent de diversifier ses investissements pour ne pas tout miser sur les grandes actions américaines.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Ce contenu analyse des données historiques et des indicateurs de marché. Il ne constitue pas un conseil en investissement financier. Investir en bourse comporte des risques de perte en capital.