Wall Street recule nettement ce jeudi 12 février 2026. Le SP500 cède 1,2 % et marque sa troisième journée consécutive de baisse. Le Nasdaq plonge de 1,7 % tandis que le Dow Jones perd 555 points (-1,1 %). Les investisseurs délaissent massivement la technologie pour se tourner vers des secteurs plus cycliques. Nous analysons cette reconfiguration majeure du marché boursier américain.
Le SP500 décroche : la tech vendue massivement
Les traders réorganisent leurs portefeuilles face à une économie américaine résiliente. Ils vendent la croissance pour acheter la valeur. Ce mouvement massif pèse lourdement sur la performance globale du SP500.

La grande rotation sectorielle s’installe
Les capitaux se dirigent désormais vers les secteurs liés à l’économie réelle. Walmart gagne 3 % dans ce contexte difficile. Boeing progresse également de 2 %. Ross Mayfield, stratège chez Baird, note que l’argent sortant du logiciel va vers l’industrie. Le secteur de l’énergie profite aussi de cette rotation des capitaux.
Les “Magnificent Seven” sous pression
Les géants de la tech subissent une pression vendeuse intense. Apple et Amazon perdent chacun environ 3 % lors de la séance. Le secteur paie le prix de valorisations devenues trop élevées. Le marché craint pour la croissance future de ces entreprises dominantes.
Logiciels et IA : la purge continue
Le compartiment logiciel subit une purge sévère au sein du SP500. Wall Street s’inquiète des perturbations causées par l’intelligence artificielle sur les modèles d’affaires.
Palantir et Cisco décrochent
Les valeurs phares de l’IA et des infrastructures reculent fortement. Palantir Technologies chute de plus de 6 %. Cisco Systems s’effondre de 11 % après la publication de prévisions décevantes. Les investisseurs sanctionnent immédiatement toute faiblesse dans les perspectives trimestrielles.
Une correction profonde
L’ETF logiciel IGV se trouve désormais 32 % sous son récent sommet. Cette baisse témoigne d’une perte de confiance durable envers le secteur du logiciel. La rotation sectorielle semble s’installer dans la durée.
L’emploi US complique la tâche de la Fed
Le contexte économique global alimente cette rotation sectorielle majeure. Le rapport sur l’emploi de janvier a surpris les investisseurs par sa vigueur.
130 000 emplois créés, chômage en baisse à 4,3 %
L’économie américaine a généré 130 000 postes le mois dernier. Ce chiffre se situe bien au-delà des attentes des économistes. Le taux de chômage a baissé à 4,3 %. Cette résilience du marché du travail soutient les valeurs cycliques.
Taux d’intérêt incertains
Cette solidité économique brouille les cartes pour la Réserve fédérale. Une économie forte pourrait signifier moins de baisses de taux que prévu. Les investisseurs du SP500 craignent une inflation persistante. Les taux élevés défavorisent généralement les valeurs de croissance comme la tech.
Synthèse : le SP500 attend l’inflation (CPI)
La semaine boursière n’est pas encore finie pour le SP500. Les marchés attendent maintenant fébrilement les chiffres de l’inflation vendredi.
- Indices : SP500 (-1,2 %), Nasdaq (-1,7 %), Dow Jones (-1,1 %).
- Tendance : Rotation massive des technologiques vers les cycliques (Industrie, Énergie).
- Risque : L’inflation (CPI) attendue à +0,3 % vendredi.
- Catalyseur : Résultats décevants de Cisco (-11 %).
Les traders joueront la prudence avant la publication de l’indice des prix à la consommation.
FAQ : Comprendre la baisse du SP500
Les investisseurs vendent massivement les actions technologiques comme les logiciels et l’IA pour acheter des secteurs traditionnels.
Les valeurs cycliques profitent de la rotation, notamment Walmart (+3 %) et Boeing (+2 %) qui affichent des gains.
Le fabricant de matériel réseau a publié des prévisions décevantes pour le trimestre actuel, ce qui effraie les investisseurs.
Tout le monde attend les chiffres de l’inflation (CPI) ce vendredi avec une hausse prévue de 0,3 %.
Disclaimer : Ce contenu analyse des données boursières en temps réel. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les marchés financiers comportent des risques.