Balaji Srinivasan, l’ancien directeur technique de Coinbase, vient de lancer un pavé dans la mare en affirmant que les smart contracts sont sur le point de remplacer les fondements mêmes du droit international. En février 2026, cette figure de proue de l’industrie a relancé un débat de fond sur la puissance de la blockchain. Loin des simples fluctuations de marché, sa vision place le code informatique comme le véritable successeur des traités diplomatiques. ActuCrypto .info vous le présente exclusivement.
Qui est Balaji Srinivasan, le visionnaire passé par Coinbase ?
Pour saisir l’impact de ses propos, il faut comprendre que Balaji n’est pas un simple commentateur, mais un leader majeur de la tech mondiale.
Un parcours entre innovation et finance
Ingénieur de haut vol, il a revendu sa société Counsyl pour près d’un milliard de dollars avant de rejoindre les rangs d’Andreessen Horowitz. Son rôle de directeur technique chez Coinbase a définitivement assis sa crédibilité : il n’observe pas la révolution, il l’a construite.
L’auteur de « The Network State » : Vers un ordre numérique
Son ouvrage culte, The Network State, théorise la naissance de nations numériques. Pour lui, la blockchain n’est pas qu’une monnaie, c’est une infrastructure de gouvernance capable de supplanter des institutions étatiques devenues trop lourdes.
La prophétie de 2026 : Le code devient la seule règle universelle
Sur X, Balaji a rappelé que le droit international classique peine à suivre la vitesse du commerce numérique.
Les protocoles plus forts que les traités de l’ONU
Le droit international exécutoire pourrait devenir synonyme de contrats intelligents décentralisés, du moins dans le contexte du commerce international. Au-delà du commerce, les protocoles cryptographiques offrent une protection transnationale aux libertés civiles telles que la liberté d’expression et le droit à la vie privée. Si cela ne représente pas encore l’intégralité de ce que l’ordre international fondé sur des règles prétend protéger, la possibilité de garantir la liberté d’expression et le libre marché à toute personne disposant d’une connexion internet constitue un progrès majeur.
Cette affirmation prend tout son sens en 2026. Alors que les institutions mondiales se politisent, les échanges de valeur sur Ethereum ou Solana restent neutres. Le commerce n’attend plus le feu vert des juges ; il s’exécute automatiquement via le code.
Pourquoi les Smart Contracts s’imposent face aux institutions ?
La justice traditionnelle est souvent synonyme de lenteur et de coûts prohibitifs. Un contrat intelligent élimine ces frictions :
- Fiabilité totale : Les règles sont gravées dans la blockchain, rendant toute triche impossible.
- Exécution immédiate : Dès que les conditions sont remplies (livraison, service), le paiement est libéré.
- Neutralité : Le code ignore les visas et les frontières, il ne traite que des données.
Un bouclier numérique pour protéger les libertés individuelles
La réflexion de l’ancien dirigeant de Coinbase touche également à la souveraineté de chacun.
Une parade efficace contre la censure
Les protocoles décentralisés offrent une protection que les tribunaux ne peuvent plus toujours garantir. Si un État décide de bloquer un compte, il se heurte à l’immuabilité du smart contract. La technologie devient ainsi une forme de discours protégé, garantissant la libre circulation des capitaux.
Bilan : Coinbase et l’infrastructure du nouveau monde
Cette analyse rappelle que des acteurs comme Coinbase ne sont pas de simples plateformes de trading. Ils constituent les points d’accès à un système politique et économique inédit. Si les smart contracts deviennent le nouveau standard juridique, les blockchains seront les autoroutes de la diplomatie du XXIe siècle. Fin de la souveraineté individuelle en vue : les technocrates messianiques prennent le contrôle ?
FAQ : La vision de Balaji Srinivasan en 3 points
C’est un entrepreneur et investisseur américain célèbre dans la tech. Il a été le directeur technique (CTO) de Coinbase, la grande plateforme d’échange crypto. Il est aussi l’auteur du livre The Network State qui imagine de nouveaux pays créés sur internet grâce à la blockchain.
Le droit international sert souvent à régler des contrats entre pays ou entreprises (commerce). C’est lent et coûteux. Un smart contract (contrat intelligent) sur la blockchain exécute automatiquement les termes de l’accord (paiement, livraison) sans besoin d’avocats ou de juges. C’est plus rapide, moins cher et impossible à tricher.
Balaji Srinivasan est l’ancien CTO de Coinbase. Sa vision influence la manière dont l’industrie crypto se perçoit : pas seulement comme un marché financier, mais comme une technologie capable de réformer la société et la politique mondiale.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) :Ce contenu analyse des théories technologiques et politiques. Il ne constitue pas un conseil en investissement financier. Les crypto-actifs sont volatils et comportent des risques élevés de perte en capital.