Les révélations s’enchaînent. Le Département de la Justice américaine vient de déclassifier 3,5 millions de documents explosifs. Ils dévoilent comment le criminel sexuel Jeffrey Epstein a infiltré les fondations mêmes de la cryptomonnaie. De Bitcoin à Coinbase, en passant par Blockstream, l’influence du financier déchu s’étend bien au-delà de simples dîners mondains. Analyse comment Epstein a façonné le financement, la gouvernance et peut-être même l’avenir politique du secteur crypto ? A réfléchir, comment des institutions investiraient des milliers de millards de dollars dans une liquidité où une entité détiendrait + 5 % du marché de capitalisation sans scrupule ?
L’ombre de Jeffrey Epstein sur les origines de Bitcoin
Le mythe d’une création immaculée de Bitcoin s’effondre. Les documents montrent qu’Epstein n’était pas un simple observateur, mais un acteur cherchant à influencer la structure même du protocole.
A‑t‑il rencontré Satoshi ? Les documents relancent la théorie du collectif
Un email d’octobre 2016 est troublant. Jeffrey Epstein y affirme avoir discuté avec les « fondateurs de Bitcoin ». Il utilise le pluriel, relançant la théorie selon laquelle Satoshi Nakamoto serait un collectif. Il évoquait avec eux un projet de cryptomonnaie compatible avec la finance islamique. Cette implication directe contredit l’idée d’un développement organique et décentralisé.
Le financement du MIT et du code : une influence sur Bitcoin Core
Le lien passe par Joichi Ito, suspect dans des théories anciennes membre de Satoshi, ex-directeur du MIT Media Lab. Epstein a financé la « Digital Currency Initiative » (DCI) qui salariait des développeurs clés de Bitcoin Core. Entre 2015 et 2018, période cruciale de la « guerre de la taille des blocs », près de 75 % du code de Bitcoin aurait été validé sous cette influence indirecte. Epstein a financé l’infrastructure intellectuelle qui a transformé Bitcoin en « or numérique » pour l’élite, plutôt qu’en cash électronique pour le peuple.
Blockstream et Coinbase : l’argent trouble qui a irrigué l’écosystème
L’influence d’Epstein s’étend aux entreprises les plus puissantes de l’écosystème. Il a investi stratégiquement pour orienter le marché.
Le rôle de Reid Hoffman dans l’augmentation de l’allocation Blockstream
En juillet 2014, Blockstream lève des fonds. Austin Hill, co-fondateur, écrit qu’Epstein a vu son allocation passer de 50k$ à 500k$ sur demande expresse de Reid Hoffman (LinkedIn). Epstein n’était pas un investisseur passif ; il était traité comme un VIP capable d’influencer l’écosystème. Des preuves de voyage montrent même qu’Adam Back (CEO de Blockstream) s’est rendu à St. Thomas, porte d’entrée de l’île privée St James d’Epstein.
Coinbase : un investissement massif facilité par Brock Pierce
Brock Pierce a servi d’intermédiaire pour faire entrer Epstein au capital de Coinbase en 2014. Epstein aurait investi 3,25 millions de dollars. Il a revendu la moitié de sa participation en 2018 pour 15 millions, réalisant une plus-value massive. L’ironie est totale : la plateforme qui impose des contrôles d’identité draconiens a été financée par l’argent d’un réseau criminel.
Politique et blanchiment : l’héritage toxique de Jeffrey Epstein dans la crypto
Les documents révèlent aussi l’usage de la crypto pour des activités illicites et l’influence politique actuelle.
Blanchiment via l’ad‑tech et smart contracts de silence
Les serveurs de Little St. James cachent un système de blanchiment sophistiqué. Epstein utilisait des sociétés écrans et de faux achats publicitaires (« programmatic ad buying ») pour nettoyer des fonds en crypto. Il a même esquissé un système de paiement par smart contracts pour automatiser le silence de ses victimes.
La “crypto présidence” et les réseaux d’influence encore actifs
L’héritage d’Epstein perdure en 2026. Le projet « World Liberty Financial » de la famille Trump, financé par les Émirats, utilise les mêmes réseaux d’intermédiaires qu’Epstein cultivait. La législation sur les « Safe Harbor » pour les stablecoins, actuellement au Congrès, ressemble étrangement aux doctrines politiques financées par Epstein au MIT dès 2015.
Synthèse Affaire Epstein : la fin de l’innocence pour l’histoire crypto
Ces révélations forcent à réécrire l’histoire. La révolution crypto n’a pas seulement été cooptée par la finance traditionnelle ; elle a été infiltrée dès ses débuts par une élite prédatrice. Jeffrey Epstein a financé les architectes (MIT), les centralisateurs (Blockstream) et les gardiens (Coinbase). Le « rêve crypto » de liberté s’est transformé en un outil de surveillance et de blanchiment pour les puissants. Alors que la régulation s’abat sur les petits porteurs, l’infrastructure construite par Epstein protège encore aujourd’hui les intérêts de l’establishment. De nombreux français ont été liée de très prêts avec ces criminels et notre investigation sera diffusé sur actu crypto prochainement.
FAQ : Affaire Epstein et la crypto
Les documents du DOJ révèlent qu’Epstein affirmait avoir rencontré les « fondateurs » de Bitcoin en 2014. Il utilisait le pluriel, suggérant que Satoshi pourrait être un groupe de personnes.
Epstein a investi dans les tours de table initiaux de Blockstream (infrastructure Bitcoin) et Coinbase (échange majeur), souvent facilité par des figures comme Reid Hoffman ou Brock Pierce.
Via des donations au MIT Media Lab, Epstein a financé la « Digital Currency Initiative ». Ce programme salariait des développeurs clés de Bitcoin Core pendant la période critique de 2015-2018, influençant potentiellement l’orientation technique du protocole.
Les réseaux d’influence et les structures de blanchiment créés par Epstein semblent avoir pavé la voie aux actuels projets de « Safe Harbor » réglementaires et aux ventures crypto liés à l’administration Trump et aux fonds souverains.
Disclaimer : Ce contenu analyse des documents judiciaires récemment déclassifiés. Il relate des faits et des connexions financières historiques mais ne constitue pas une accusation formelle de complicité criminelle contre les tiers mentionnés.