Le président Donald Trump tente d’éteindre l’incendie politique au sujet de sa crypto ce mardi 3 février 2026. Il a formellement nié avoir connaissance de l’investissement massif de 500 millions de dollars en cryptomonnaie.
Une entité des Émirats arabes unis a injecté cette somme dans World Liberty Financial (WLFI). Cet accord a pourtant rapporté directement 187 millions de dollars aux entités contrôlées par sa famille quelques jours avant son investiture. Les démocrates crient à la corruption. Cette affaire menace de paralyser la législation sur la structure du marché crypto. Analyse d’une défense présidentielle sous haute tension.
Donald Trump se défend avec « Mes fils s’en occupent »
Le président a choisi la distance interrogé sur les révélations du Wall Street Journal. Il affirme ne pas gérer les opérations quotidiennes de l’entreprise.
Une gestion déléguée à la famille
Donald Trump a déclaré aux journalistes présents à la Maison Blanche :
« Mes fils s’en occupent, ma famille s’en occupe ».
Il a justifié son ignorance du dossier par la lourdeur de sa charge actuelle. Il cite les crises en Iran, en Russie et en Ukraine. Cette déclaration implique que la supervision du projet repose entièrement sur ses enfants.
Les détails financiers accablants
Pourtant, les chiffres sont précis. Aryam Investment 1 a acquis 49 % de World Liberty Financial. Ce véhicule bénéficie du soutien du Cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan. L’accord totalise 500 millions de dollars. La moitié a été versée immédiatement. 187 millions de dollars ont atterri dans les caisses des entités de la famille Trump sur ce premier versement. De plus, des entités liées à Steve Witkoff ont touché au moins 31 millions de dollars. Witkoff est cofondateur du projet et envoyé spécial au Moyen-Orient.
Corruption ou Business ? La colère des Démocrates
L’opposition politique voit dans cette transaction une preuve flagrante de conflit d’intérêts. Les réactions au Congrès sont virulentes.
Accusations de “corruption ouverte et effrontée”
Le sénateur Chris Murphy n’a pas mâché ses mots sur le réseau social X. Il qualifie la transaction de « corruption ouverte et effrontée ». Il souligne le transfert de fonds vers la famille Trump et l’envoyé diplomatique Witkoff. Murphy allègue que cet accord a offert à l’investisseur étranger un accès privilégié à des technologies de défense sensibles. Cela briserait des décennies de précédents en matière de sécurité nationale.
Rapport Raskin : un empire crypto contesté
Le représentant Jamie Raskin avait publié un rapport accablant dès novembre 2025. Ce document s’intitulait « Trump, Crypto et un nouvel âge de corruption ». Il alléguait déjà que la famille Trump bâtissait un empire crypto alimenté par des intérêts étrangers. Le rapport documentait des centaines de millions de dollars gagnés via la crypto WLFI. Il suggérait des échanges de faveurs politiques contre des investissements. Il a partagé sur son compte X (twitter) :
Trump a annulé des décennies d’objections en matière de sécurité nationale concernant la vente de puces d’IA avancées aux Émirats arabes unis. Les experts en sécurité nationale ont été alarmés. Mais il y avait un secret : avant l’accord, les Émirats avaient versé 187 millions de dollars aux Trump et 31 millions de dollars aux Witkoff sous forme de paiements secrets.
Le projet de loi crypto dans l’impasse
Les répercussions de cette affaire dépassent le cadre familial. Elles menacent directement l’avenir réglementaire du secteur crypto aux États-Unis.
Exigence de règles anti‑conflits d’intérêts même en crypto
Cet investissement d’Abu Dhabi complique les négociations sur la législation bipartisane. Les démocrates exigent désormais des règles de conflit d’intérêts beaucoup plus strictes. Ils souhaitent interdire au président et à sa famille de posséder ou de contrôler des entités crypto.
L’intervention personnelle de Trump jugée nécessaire
Jaret Seiberg, analyste chez TD Cowen, estime que le rapport du WSJ ajoute une pression énorme sur les démocrates. Selon lui, la résolution de cette impasse législative nécessite désormais « l’intervention personnelle » de Trump. Le projet de loi risque l’enlisement total sans une action du président pour clarifier la situation.
Synthèse crypto et Donald Trump : Le mélange des genres
Ce mardi 3 février 2026 expose la fine ligne entre les affaires privées et la fonction publique.
- Le Déni : Trump affirme ignorer l’investissement de 500 millions $.
- L’Argent : 187 M$ encaissés par la famille Trump.
- L’Investisseur : Fonds lié au gouvernement d’Abu Dhabi.
- La Conséquence : Blocage potentiel de la loi crypto au Congrès.
Ses affaires familiales créent une crise politique intérieure majeure alors que le président gère les crises internationales.
FAQ : Trump, les Émirats et la crypto World Liberty Financial
Donald Trump nie formellement avoir eu connaissance de cet investissement. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que ses fils (« Don Jr. » et Eric) géraient ces affaires et qu’il était trop occupé par les crises géopolitiques pour suivre le dossier.
Selon les rapports financiers, les entités contrôlées par la famille Trump ont reçu environ 187 millions de dollars. Cette somme provient du versement initial effectué par le fonds des Émirats arabes unis.
L’investisseur est Aryam Investment 1. C’est un fonds soutenu par le Cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, frère du président des Émirats arabes unis et conseiller à la sécurité nationale.
Les Démocrates voient cet investissement étranger comme un conflit d’intérêts majeur. Ils refusent de voter la loi crypto sans ajouter des règles strictes interdisant au président et à sa famille de posséder des entreprises de cryptomonnaies.
Disclaimer : Ce contenu analyse des déclarations politiques et des rapports financiers publics. Il ne constitue pas une accusation formelle de délit. Les personnes citées nient toute malversation.