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Souvent confondue avec une blockchain classique, Hedera est en réalité une technologie de registre distribué (DLT) d’un genre nouveau, basée sur le Hashgraph. Réputé pour sa vitesse fulgurante, sa sécurité de niveau militaire et sa gouvernance pilotée par des géants de l’industrie (comme Google ou IBM), le réseau Hedera séduit le monde de l’entreprise. Dans cette catégorie, nous explorons les spécificités du jeton HBAR, le fonctionnement du protocole « Gossip about Gossip » et l’essor de la tokenisation d’actifs réels (RWA) sur cette infrastructure carbone-négative.
Hedera ne fonctionne pas avec des blocs minés séquentiellement. Elle utilise une structure de données appelée DAG (Directed Acyclic Graph) et un algorithme de consensus breveté : le Hashgraph. Cette innovation repose sur le protocole « Gossip about Gossip » (les nœuds se « chuchotent » les informations de manière exponentielle). Le résultat est une finalité de transaction quasi instantanée (quelques secondes) et une sécurité mathématique absolue connue sous le nom d’aBFT (Asynchronous Byzantine Fault Tolerance). Nous vous expliquons ici pourquoi cette architecture résout le trilemme de la décentralisation sans sacrifier la performance.
Ce qui distingue Hedera de la concurrence, c’est son modèle de gouvernance unique. Le réseau n’est pas dirigé par une équipe anonyme, mais par le Conseil de Gouvernance Hedera, composé de jusqu’à 39 organisations internationales de premier plan (incluant Boeing, Deutsche Telekom, LG, etc.). Ces membres gèrent les nœuds initiaux et votent les mises à jour logicielles. Si ce modèle est parfois critiqué par les puristes de la décentralisation totale, il offre une stabilité et une prévisibilité indispensables pour l’adoption institutionnelle. Nous analysons l’évolution de ce conseil et la transition progressive vers des nœuds communautaires permissionless.
L’utilité du réseau repose sur ses services natifs, conçus pour être simples et puissants. Le Hedera Token Service (HTS) permet de créer des jetons (fungibles ou NFT) sans rédiger de Smart Contracts complexes, tandis que le Hedera Consensus Service (HCS) agit comme un notaire public universel pour valider des événements. Cette infrastructure est devenue le terrain de jeu favori pour la tokenisation des actifs réels (RWA) : immobilier, crédit carbone ou obligations d’entreprises. De plus, la compatibilité avec l’EVM (Ethereum Virtual Machine) permet aux développeurs de migrer facilement leurs DApps sur Hedera.
Dans un monde soucieux de l’impact environnemental, Hedera brille par son efficacité. Le réseau est officiellement carbone-négatif, achetant des crédits carbone pour compenser sa consommation déjà minime. Côté économique, Hedera propose des frais de transaction fixes et très bas (payés en HBAR mais indexés sur le dollar US), ce qui évite les mauvaises surprises liées à la volatilité du marché. Nous comparons ici le coût et les TPS (Transactions Par Seconde) d’Hedera face à des concurrents comme Solana ou Ethereum, pour vous aider à évaluer la viabilité à long terme de cet écosystème.