Le paysage politique de la crypto aux États-Unis s’embrase ce vendredi 16 janvier 2026. Trois représentants démocrates influents lancent une offensive majeure contre la Securities and Exchange Commission (SEC). Ils accusent l’agence de reculer sur des dossiers cruciaux, notamment celui de Justin Sun, fondateur de Tron. Au cœur des accusations : un soupçon de système « pay-to-play » impliquant des millions de dollars versés à la campagne de Donald Trump. Dossier complet sur ce scandale qui mêle finance, politique et justice.
Maxine Waters et les Démocrates exigent des explications sur l’abandon des poursuites
La lettre envoyée jeudi au président de la SEC, Paul Atkins, est explosive. Elle remet en cause l’intégrité même de la nouvelle direction du régulateur financier.
Une alarme sonnée par trois figures du Congrès
Maxine Waters, Sean Casten et Brad Sherman ne mâchent pas leurs mots. Ils expriment leur « alarme » face à l’abandon de plus d’une douzaine de dossiers crypto depuis début 2025. Parmi les cas cités figurent des litiges majeurs contre Binance, Coinbase et Kraken, qui semblent s’évaporer sous la nouvelle administration.
Un « schéma de corruption » présumé lié aux dons politiques
Les législateurs établissent un lien direct et troublant. Le recul de la SEC coïncide parfaitement avec une explosion des dépenses politiques des firmes crypto. Ils décrivent cette corrélation comme une « inférence indubitable d’un système pay-to-play » (payer pour jouer). En clair, ils soupçonnent que l’immunité juridique s’achète désormais à Washington.
85 millions de dollars pour la réélection de Trump
Les chiffres avancés sont vertigineux. Les entreprises crypto auraient donné au moins 85 millions de dollars à la campagne de réélection du président Trump. De plus, les firmes dont les poursuites ont été abandonnées en 2025 (Coinbase, Kraken, Ripple, Robinhood) ont chacune versé au moins 1 million de dollars pour l’inauguration présidentielle.
L’affaire Justin Sun : 75 millions de dollars investis pour obtenir l’immunité ?
Le cas de Justin Sun, fondateur de Tron, est présenté comme l’exemple le plus flagrant de cette dérive présumée.
SEC : une pause de 11 mois dans les poursuites qui interroge
La SEC a demandé une suspension (« stay ») de l’affaire contre Justin Sun en février 2025 pour explorer un règlement. Cette pause dure maintenant depuis 11 mois. Pour les Démocrates, ce délai signale au marché que les lois sont appliquées de manière sélective. Ceux qui ont une influence politique suffisante semblent pouvoir échapper à leurs responsabilités.
L’investissement stratégique dans World Liberty Financial
Le timing des investissements de Sun est suspect aux yeux des élus. Ils notent que Justin Sun a investi plus de 75 millions de dollars dans des entreprises crypto liées à Trump. Cela inclut le projet « World Liberty Financial », soutenu fin 2024 et début 2025. Cet afflux d’argent vers les intérêts du président coïncide étrangement avec la clémence du régulateur.
Rappel des accusations graves contre Sun
Pourtant, les charges initiales contre Sun étaient lourdes. Il a été poursuivi en 2023 pour vente de titres non enregistrés, manipulation de volumes de trading et promotion illégale par des célébrités. L’arrêt des poursuites sur un dossier aussi complexe et grave soulève des questions légitimes sur l’indépendance de la SEC.
Les liens présumés de Justin Sun avec la Chine inquiètent la sécurité nationale
Au-delà de la corruption financière, les législateurs soulèvent un argument de souveraineté nationale. On pointe l’influence étrangère.
Une implication avec l’École Centrale du Parti Chinois
La lettre met en lumière les liens allégués de Sun avec la Chine. Les élus mentionnent son implication dans des programmes de recherche à l’École Centrale du Parti communiste chinois. Ils citent également ses publications dans les médias d’État et ses propres affirmations passées sur ses connexions avec des officiels chinois.
Le risque de laisser un acteur étranger influencer la régulation US
En laissant tomber les charges contre un acteur ayant de tels liens, la SEC pourrait compromettre la sécurité nationale. Les Démocrates suggèrent que l’argent investi dans les projets de Trump pourrait servir de cheval de Troie pour des intérêts étrangers, achetant ainsi une influence directe sur la politique crypto américaine.
Une demande formelle de préservation des documents pour préparer l’enquête
Les Démocrates ne se contentent pas d’une lettre ouverte. Ils préparent le terrain juridique pour une investigation approfondie.
Préservation de toutes les communications internes et externes
En parallèle de leur lettre, les législateurs ont émis une demande de préservation de documents. Ils exigent que la SEC conserve toutes les communications liées à la décision de suspendre le litige contre Sun. Cela inclut spécifiquement tout contact avec des tiers tentant d’influencer l’issue du dossier.
Le début d’un bras de fer institutionnel
Cette manœuvre indique que le Congrès pourrait lancer des assignations à comparaître (subpoenas) à l’avenir. Si la SEC ne fournit pas d’explications convaincantes, l’administration Atkins pourrait faire face à des auditions sous serment pour justifier ce changement de cap radical dans la régulation crypto.
Synthèse : La guerre politique pour le contrôle de la Crypto
Ce vendredi 16 janvier 2026 marque une rupture de confiance totale entre les Démocrates et la SEC.
- L’Accusation : Un système « pay-to-play » où les dons à Trump achètent l’impunité.
- Le Cas Sun : 11 mois de pause judiciaire après 75 M$ investis dans les projets Trump.
- Le Risque : Liens potentiels avec le Parti communiste chinois ignorés.
- L’Action : Demande de préservation de preuves pour une future enquête.
La « dérégulation » promise par la nouvelle administration est désormais attaquée sous l’angle de la corruption. La bataille pour l’âme de la régulation crypto aux États-Unis ne fait que commencer.
FAQ : Comprendre le scandale « Pay-to-Play » à la SEC
C’est une pratique de corruption où l’on « paie pour jouer ». Ici, les élus accusent les firmes crypto de faire des dons politiques à Trump pour obtenir en échange l’abandon des poursuites de la SEC.
Justin Sun a investi 75 millions de dollars dans un projet crypto lié à Trump (World Liberty Financial). Peu après, la SEC a mis en pause son procès pour fraude, ce qui paraît suspect aux yeux des Démocrates.
Paul Atkins est le président de la SEC (nommé par Trump). Il est pressé par les législateurs d’expliquer pourquoi l’agence recule sur les dossiers crypto majeurs.
Pas immédiatement, mais la demande de préservation de documents montre que les Démocrates préparent une enquête qui pourrait forcer la SEC à justifier ou revoir ses décisions.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Ce dossier rapporte des accusations politiques et des procédures législatives en cours aux États-Unis. Il ne constitue pas un avis juridique ou financier. Les personnes citées sont présumées innocentes jusqu’à preuve du contraire.