Les tribunaux de Dubaï envoient un message brutal aux escrocs en cryptomonnaie ce week-end. La justice émiratie vient de prononcer une vague de condamnations exemplaires dans trois affaires distinctes liées à la crypto-monnaie. Vol par ruse, guet-apens dans un hôtel ou blanchiment international. Les juges ne laissent rien passer. Des peines de prison ferme aux compensations millionnaires, voici comment l’émirat nettoie son secteur financier en ce début d’année 2026.
L’arnaque au portefeuille physique : elle vole 1,17 million de dollars en pleine réunion
Le premier dossier ressemble à un film d’espionnage. Une femme part en prison pour avoir dérobé une fortune à un investisseur grâce à une simple dextérité manuelle.
Cryptomonnaie : la technique du « wallet swap » qui a piégé l’investisseur
L’arnaqueuse a utilisé une ruse audacieuse lors d’une vérification de fonds. Alors que la victime lui présentait son portefeuille crypto matériel (hardware wallet) pour prouver sa solvabilité, la femme a profité d’un instant de distraction. Avec une rapidité de prestidigitateur, elle a échangé l’appareil authentique contre une réplique vide. Son mari, l’orchestrateur présumé qui prétendait financer un projet commercial, reste introuvable à ce jour.
Prison, expulsion et une dette de 4,3 millions de dirhams
La justice a frappé fort. Le tribunal pénal condamne la femme à deux mois de prison, au remboursement de la valeur volée et à l’expulsion. Mais la sanction financière fait encore plus mal. Le tribunal civil ordonne à l’accusée de verser 4,3 millions de dirhams (environ 1,17 million de dollars) à la victime. Cette somme couvre la perte des actifs et les intérêts légaux.
Faux deal en cryptomonnaie et argent liquide : deux hommes piègent un investisseur européen à Al Mankhool
La deuxième affaire concerne une arnaque plus « classique » mais tout aussi dévastatrice, orchestrée par deux hommes d’origine asiatique.
Le piège de la revente de cryptomonnaie à bas prix
Les escrocs ont attiré un investisseur européen dans un hôtel du quartier d’Al Mankhool. Leur promesse ? Lui vendre de la cryptomonnaie à un prix inférieur au marché pour lui garantir un profit immédiat à la revente. Séduit par l’appât du gain, l’investisseur a apporté de l’argent liquide pour finaliser la transaction.
Ils prennent le cash et disparaissent sans livrer les jetons
Lors de la rencontre, les deux hommes ont prétexté une vérification des billets. Ils ont saisi l’argent liquide et ont pris la fuite avant de transférer le moindre actif numérique. La police de Dubaï les a rapidement rattrapés. Le verdict est tombé : trois mois de prison, remboursement intégral de 1,098 million de dirhams (environ 299 000 dollars) et expulsion définitive du territoire.
Blanchiment massif : un homme d’affaires prend 5 ans de prison pour une affaire à 40 millions
Le troisième dossier change d’échelle et touche au grand banditisme international.
150 millions de dirhams liés au crime organisé britannique
La Cour de cassation de Dubaï a confirmé la condamnation de l’homme d’affaires Balvinder Singh Sahni. La justice le reconnaît coupable d’avoir blanchi 150 millions de dirhams (environ 40,8 millions de dollars) en Bitcoin. L’enquête a révélé que ces fonds provenaient d’un réseau de crime organisé basé au Royaume-Uni.
Une peine exemplaire pour nettoyer la place financière
Balvinder Singh Sahni purgera une peine de cinq ans de prison, suivie de son expulsion. La justice ne s’arrête pas là : elle inflige une amende de 5 millions de dirhams à chacune des sociétés impliquées dans ce schéma de blanchiment. Cette décision de la plus haute juridiction confirme que Dubaï refuse de devenir une lessiveuse pour l’argent sale mondial.
Synthèse : Dubaï protège vos actifs numériques
La série de verdicts envoie un signal clair aux investisseurs et aux criminels.
- La loi : Les Émirats reconnaissent la cryptomonnaie comme une propriété financière protégée.
- La sanction : Prison ferme et expulsion systématique pour les fraudeurs.
- Le message : Que ce soit pour un vol de clé privée ou du blanchiment international, l’impunité n’existe plus à Dubaï.
FAQ : la justice pour la cryptomonnaie à Dubaï
Les peines varient selon la gravité. Dans les affaires récentes, les coupables ont reçu entre 2 mois et 5 ans de prison, accompagnés d’amendes couvrant la totalité des sommes volées et d’une expulsion du territoire.
C’est une technique où le voleur échange physiquement le portefeuille matériel (Ledger, Trezor) de la victime contre une copie vide lors d’une rencontre en face à face.
Oui, et elle est strictement régulée. La loi protège les détenteurs d’actifs numériques comme n’importe quel propriétaire de biens financiers, ce qui permet aux tribunaux d’imposer des remboursements civils lourds.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Le contenu de cet article relate des faits judiciaires publics et est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique. La prudence reste votre meilleure protection.