Ethereum : Vitalik Buterin lance une offensive majeure pour la décentralisation en 2026 (Analyse complète)
Le co-fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, opère un virage stratégique décisif ce mardi 20 janvier 2026. Dans une annonce retentissante, il admet publiquement que le réseau a « pris un retard considérable » sur ses principes fondamentaux. L’année 2026 ne visera pas seulement l’ajout de fonctionnalités, mais une reconquête de la souveraineté perdue. Avec les mises à jour Glamsterdam et Hegota en ligne de mire, Buterin veut nettoyer le protocole. Analyse de cette offensive pour la survie du « World Computer ».
Ethereum : Vitalik Buterin fait son Mea Culpa sur la centralisation
Le constat du fondateur est lucide et sans concession. Ethereum a sacrifié une partie de son âme pour grandir.
Un retard accumulé sur dix ans
Pour la première fois, Vitalik Buterin reconnaît que le réseau a délaissé la « trustlessness » (absence de besoin de confiance). La course à la scalabilité a créé une dépendance envers des infrastructures centralisées. Les applications décentralisées (Dapps) sont devenues des structures complexes qui transmettent les données des utilisateurs à des serveurs tiers.
Le problème des fournisseurs RPC
Le doigt pointe directement les fournisseurs de RPC (Remote Procedure Call) comme Infura ou Alchemy. Ces acteurs traitent la majorité des requêtes des portefeuilles. Cela offre du confort aux utilisateurs finaux, mais cela fragilise le réseau. La vision originale d’un ordinateur mondial décentralisé s’est effacée derrière ces géants de l’infrastructure.
Le « Walkaway Test » : Ethereum pourrait-il survivre sans ses fondateurs ?
Buterin pose une question existentielle pour l’avenir du protocole. La réponse actuelle inquiète.
Une blockchain trop dense pour être vérifiée
Le protocole est devenu « trop dense pour une vérification indépendante ». Vitalik Buterin a intensifié sa rhétorique en avertissant que cette complexité menace l’intégrité du projet. Il introduit le concept du « walkaway test » (test de départ).
L’incertitude sur la survie autonome
La question est simple : Ethereum continuerait-il de fonctionner si tous les fondateurs et développeurs principaux quittaient le navire ? À l’heure actuelle, Buterin juge cette capacité de survie « discutable ». L’objectif de 2026 consiste donc à rendre cette indépendance indiscutable.
La feuille de route Ethereum 2026 : Glamsterdam et Hegota pour alléger le réseau
Après le succès de la mise à jour Pectra en mai 2025, l’année 2026 marque le retour aux fondamentaux techniques.
Glamsterdam et les Verkle Trees
La mise à jour Glamsterdam, prévue pour les 2ème et 3ème trimestres 2026, introduira les « Verkle Trees » complets. Cette technologie permettra l’existence de clients « stateless » (sans état). Concrètement, cela réduira drastiquement les exigences matérielles pour faire tourner un nœud.
Hegota et l’expiration de l’historique
Au second semestre 2026, la mise à jour Hegota se concentrera sur l’expiration de l’état et de l’historique. Ethereum devient trop gros pour stocker toutes les données indéfiniment. Cette mesure vise à alléger la charge globale du réseau.
Simplifier les nœuds et protéger la vie privée
La décentralisation passe par le matériel grand public. Vitalik Buterin veut remettre Ethereum dans les ordinateurs portables.
Faire tourner un nœud complet sur un portable
Le plan prévoit l’utilisation de technologies comme Helios et les ZK-EVMs. L’objectif est clair : un nœud complet doit pouvoir fonctionner à nouveau sur un ordinateur portable standard. La vérification locale des données (BAL) permettra aux utilisateurs de valider eux-mêmes les transactions.
Aveugler les fournisseurs de données
Pour la confidentialité, Buterin mise sur des protocoles cryptographiques comme ORAM et PIR. Ces outils permettront aux portefeuilles d’interroger le réseau sans révéler les schémas d’accès. Les fournisseurs RPC deviendront ainsi « aveugles » aux activités spécifiques des utilisateurs.
Le grand nettoyage du code : La « Garbage Collection »
L’accumulation de fonctionnalités a créé un « bloat » (gonflement) dangereux. Il est temps de supprimer le superflu.
Supprimer le code obsolète
Vitalik Buterin exige une réduction radicale du code. Il propose une fonction explicite de « garbage collection » (collecte des ordures) dans le processus de développement. Les développeurs devront supprimer le code obsolète et les dépendances inutiles.
Éviter le modèle technocratique
La dépendance à une « cryptographie de niveau doctorat » risque de restreindre l’accessibilité d’Ethereum. Le réseau ne doit pas dériver vers un modèle technocratique réservé à une élite. Il doit rester un bien public décentralisé et compréhensible.
Synthèse : La fin de l’adolescence pour Ethereum
Ce mardi 20 janvier 2026 marque la fin d’une époque.
- Le Constat : Ethereum est trop centralisé et complexe.
- La Solution : Alléger le protocole via Glamsterdam et Hegota.
- L’Objectif : Faire tourner des nœuds sur des PC portables.
- La Vision : Sécuriser le protocole pour les cent prochaines années.
Vitalik Buterin considère les quinze premières années comme une « phase d’adolescence ». Ethereum entre maintenant dans l’âge adulte, où la stabilité et la simplicité priment sur l’expérimentation sauvage.
Ethereum en bref : Comprendre le plan de Vitalik Buterin pour 2026
Il admet que le réseau est devenu trop dépendant d’infrastructures centralisées (comme les RPC) et que les nœuds sont trop difficiles à opérer pour les particuliers.
C’est un test théorique. Il demande si Ethereum continuerait de fonctionner si tous ses fondateurs et développeurs partaient demain. Actuellement, Buterin pense que ce n’est pas garanti.
Après Pectra en 2025, les mises à jour majeures de 2026 s’appellent Glamsterdam (pour réduire les besoins matériels) et Hegota (pour gérer l’historique des données).
C’est l’objectif. Grâce aux technologies ZK-EVMs et Verkle Trees, Buterin veut permettre à un ordinateur portable standard de faire tourner un nœud complet.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Ce contenu analyse des annonces techniques et des feuilles de route de développement. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les mises à jour logicielles comportent des risques techniques.