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Kidnapping Crypto : Escalade Judiciaire à Paris, Tentative Folle à Chalon avec 23 Suspects en 6 Mois

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Une photo conceptuelle montrant une pièce de Bitcoin à côté d'une cagoule noire sur du béton, symbolisant la vague de kidnappings crypto pour rançon en France en 2025.

Le kidnapping crypto était silencieux pendant le « Black Friday crypto » de la semaine dernière a secoué les marchés. Le Bitcoin (BTC) se bat pour tenir les 86 000 $. Mais une menace bien plus sombre pèse sur les détenteurs de cryptomonnaies : la violence physique. La justice française s’accélère face à une vague sans précédent de « kidnappings crypto ».

Deux nouvelles personnes ont été écrouées dimanche 23 novembre 2025 à Paris. Les juges les soupçonnent d’avoir participé au rapt violent du 1er mai. En parallèle, les autorités ont arrêté six hommes, dont deux mineurs, samedi à Chalon-sur-Saône. Ils visaient un détenteur de cryptomonnaies pour la quatrième fois. Le bilan est effroyable : 23 individus mis en examen en six mois. La France bascule dans une nouvelle ère de criminalité ciblée.

Paris : 17 suspects, 58 heures de calvaire, un doigt tranché

L’affaire parisienne cristallise l’horreur des « kidnappings crypto ». Le 1er mai, en plein jour, un père promène son chien dans le 14e arrondissement. Quatre hommes encagoulés surgissent. Ils le projettent dans un véhicule. Il disparaît.

La famille ignore où il est. Les ravisseurs exigent plusieurs millions d’euros. Ils les veulent en Bitcoin. Il n’y a pas de négociation. Juste un délai. Et une menace : payer ou mourir.

Après 24 heures de silence, les criminels envoient une image. La main du père, ensanglantée. Un doigt manque. Les ravisseurs l’ont tranché. C’est leur « preuve de sincérité ». L’ultimatum devient réel. La famille capitule. Elle verse la rançon en Bitcoin.

58 heures après son enlèvement, l’otage est libéré. Mais il a perdu un doigt. Il a connu la terreur absolue. Le traumatisme sera permanent.

L’escalade judiciaire en France

L’enquête mobilise une centaine de policiers. C’est du jamais vu pour un rapt « classique ». Mais ici, l’enjeu paralyse les autorités. Les demandes de rançon en cryptomonnaies compliquent tout. Les plateformes d’échange peinent à suivre. Les traces numériques s’effacent en quelques minutes via des « mixers ».

Malgré tout, les enquêteurs progressent. Des coups de filet ont lieu en mai. D’autres arrestations suivent en août. De nouvelles mises en examen tombent en novembre.

Le décompte s’alourdit. Dimanche 23 novembre, deux nouveaux suspects ont été placés en détention provisoire. L’un est né en 2001 (24 ans). L’autre en 1994 (31 ans). Ils rejoignent une liste qui s’allonge. 17 personnes sont maintenant mises en examen pour cette seule affaire parisienne.

Les accusations s’accumulent : enlèvement, séquestration, torture, actes de barbarie, crime organisé, extorsion en bande organisée, blanchiment d’argent, et association de malfaiteurs. Les juges explorent chaque piste. Qui a localisé la victime ? Et qui a planifié l’enlèvement ? Qui a coupé le doigt et a géré la rançon ?

Chalon-sur-Saône : L’obsession criminelle

À 400 kilomètres de Paris, en Bourgogne, une situation encore plus sinistre émerge. Six hommes, dont deux mineurs, ont été arrêtés samedi 22 novembre à Chalon-sur-Saône. Ils préparaient d’enlever un homme.

Ce n’était pas leur premier essai. C’était la quatrième tentative.

  • Première tentative : échec.
  • Deuxième tentative : échec.
  • Troisième tentative : la police intervient.
  • Quatrième tentative : arrestation.

Comment un même ciblage peut-il s’éterniser ainsi ? Parce que les criminels connaissent la richesse de la victime et qu’ils la localisent facilement. Et ils n’abandonneront jamais.

Le parquet de Chalon a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs. La police judiciaire de Dijon mène l’enquête. Les six suspects ont été présentés lundi 24 novembre aux magistrats.

Il faut bien reconnaître que cette victime vit maintenant sous protection policière permanente. Elle ne sort que rarement. Elle ne travaille plus. Survivre à quatre tentatives d’enlèvement, c’est vivre comme un prisonnier.

La frise de la terreur en France pendant 2025

La frise 2025 des « kidnappings crypto » horrifie. Elle montre une escalade constante et une professionnalisation du crime.

  • Janvier 2025 (Vierzon) : David Balland, cofondateur de Ledger, est enlevé avec sa compagne. Ledger fabrique les portefeuilles matériels les plus vendus au monde. Les ravisseurs exigent une rançon en Bitcoin. Ils les libèrent. Le précédent est établi.
  • Mai 2025 (Paris) : Le père d’un entrepreneur crypto disparaît. 58 heures. Un doigt sectionné. L’affaire éclabousse les médias.
  • Août 2025 (Normandie) : Une tentative est déjouée. Des criminels visaient un jeune trader autiste. Leur plan : torturer sa mère pour le forcer à vider ses portefeuilles.
  • Septembre 2025 (Auvergne-Rhône-Alpes) : Trois jours de séquestration. Les ravisseurs demandent 300 000 euros en cryptomonnaies. Ils blessent gravement leur otage au cutter. 150 gendarmes du GIGN interviennent.
  • Novembre 2025 (Chalon-sur-Saône) : La quatrième tentative contre une seule victime.

Le total s’élève à au moins 23 suspects arrêtés ou mis en examen en seulement six mois. C’est la partie visible de l’iceberg.

Pourquoi les mineurs intègrent ces réseaux

Deux des six suspects de Chalon sont mineurs. Ce n’est pas un hasard. Les gangs les recrutent activement pour trois raisons :

  • Peines Réduites : Le cadre judiciaire pour mineurs offre des peines plus faibles. Une tentative d’enlèvement en tant que mineur peut plafonner à 10 ans. Pour un adulte, c’est 20 ans minimum.
  • Compétences Numériques : Les mineurs maîtrisent les technologies. Ils savent pirater les réseaux sociaux (Snapchat, Instagram). Ils localisent les cibles en ligne. Ils tracent les horaires via les géolocalisations publiques. Ils exploitent les données qui fuient.
  • Couverture : Un groupe de jeunes autour d’une maison n’alarme pas immédiatement. Un groupe d’hommes de 30 ans encagoulés, si. Le mineur offre une couverture.

Cette réalité terrifie les autorités. Les mineurs ne sont plus des petits délinquants. Ils commettent des crimes de sang en bande organisée. Le système judiciaire des mineurs n’était pas conçu pour cela.

Comment les criminels localisent les cibles (Et l’arme crypto)

Les réseaux sociaux jouent un rôle central. Les « nouveaux riches » de la crypto publient. Ils affichent leurs réussites. Une Tesla rouge. Une Rolex. Un post : « Mon premier million de dollars en Bitcoin« .

Les données fuient aussi. Les plateformes d’échange hackées (comme la fuite de Ledger il y a quelques années) libèrent des milliers de dossiers. Les noms, adresses, et balances estimées s’échangent sur les forums clandestins. Les criminels achètent ces listes.

L’arme cryptographique

Pourquoi exiger des cryptomonnaies ?

  • Irréversible : Un virement bancaire peut être annulé. Une rançon en Bitcoin ? Jamais. Une fois envoyée, elle est partie.
  • Rapidité : Les fonds sont transférés en quelques minutes, n’importe où dans le monde, sans passer par une banque.
  • Pseudonymat : Les criminels pensent être anonymes. Bien que chaque transaction laisse une trace, ils utilisent des « mixers » pour brouiller les pistes. Les plateformes d’échange basées à l’étranger (hors UE) ignorent souvent les demandes des gendarmes français.

L’écosystème crypto (1,3 trillion de dollars) attire les criminels. Cette richesse est très concentrée. Peut-être 10 000 personnes possèdent 50% de cette richesse. Elles sont identifiables et vulnérables.

Conclusion : La justice en rattrapage

Tout bien considéré, les autorités ont compris l’urgence. Les investigations s’accélèrent. Les mises en examen s’empilent. Le GIGN a dû déployer 150 gendarmes pour une seule affaire en Auvergne. C’est une mobilisation massive.

En définitive, la justice est toujours en mode rattrapage. Les criminels frappent, puis les enquêteurs réagissent. Les gouvernements européens parlent d’une « task force » commune. Mais aujourd’hui, la victime de Chalon vit sous protection policière, incapable de mener une vie normale. Le « gain » d’une rançon crypto potentielle a détruit sa vie.

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Ecrit par
Sophie Telmann

Je m'appelle Sophie et je suis rédactrice sur Actu Crypto .info, un site qui couvre l'actualité des crypto-monnaies et du métavers. Je suis passionnée par le monde des crypto-monnaies et du métavers et je me tiens au courant des derniers développements et nouvelles technologies. J'aime particulièrement la façon dont ces technologies sont utilisées pour fournir une plus grande liberté et autonomie aux individus et aux entreprises. J'espère contribuer à faire progresser ces technologies et à les rendre accessibles à tous.

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