Michael Saylor revient à la charge ce samedi 17 janvier 2026. Lors de son passage dans le podcast « What Bitcoin Did », le fondateur de MicroStrategy a déconstruit les critiques habituelles sur la trésorerie d’entreprise. Il refuse de voir le Bitcoin comme un pari spéculatif secondaire. Pour lui, il s’agit d’une décision d’allocation de capital aussi fondamentale que de détenir des obligations ou du cash.
Michael Saylor définit le Bitcoin comme un choix d’allocation de capital rationnel
L’argument central de Saylor repose sur la nature même de la gestion de trésorerie. Il rejette l’étiquette de spéculateur que lui collent ses détracteurs.
Choisir le cash est aussi un pari risqué
Saylor affirme que les entreprises disposant de liquidités excédentaires font des paris implicites en permanence. Elles le font souvent sans même s’en rendre compte. Détenir du cash ou des bons du Trésor à faible rendement constitue une décision active. Ce choix comporte ses propres risques, notamment l’érosion monétaire au fil du temps.
Une logique qui dépasse l’idéologie
Dans ce contexte, allouer du capital au Bitcoin relève moins de l’idéologie que du pragmatisme. La direction choisit simplement l’actif offrant le meilleur rendement à long terme. Saylor compare cette option aux alternatives classiques comme les rachats d’actions ou la trésorerie inactive.
La taille de l’entreprise ne change pas la règle
Peu importe la taille de l’entreprise ou son modèle économique. Qu’une firme détienne une petite somme ou construise une position massive, la logique reste identique. Le décideur doit déterminer où stocker le capital le plus efficacement possible.
Les pertes d’exploitation n’invalident pas la stratégie Bitcoin
L’un des points les plus controversés concerne les entreprises non rentables qui achètent du Bitcoin. Saylor défend cette approche avec vigueur.
Juger la santé financière sur le résultat global
Saylor rejette l’idée que des pertes d’exploitation rendent invalide une stratégie de trésorerie Bitcoin. Il soutient que les analystes doivent juger la santé financière sur les résultats totaux. Ils ne doivent pas se focaliser sur des lignes comptables isolées.
L’appréciation de l’actif peut compenser les pertes opérationnelles
Selon sa perspective, une entreprise déficitaire peut améliorer sa position globale. Il suffit que l’appréciation de ses avoirs en Bitcoin dépasse ses pertes opérationnelles. Saylor présente cela comme une réalité de bilan et non comme un argument philosophique. La création de valeur se moque de la source, seul le résultat net compte.
Bitcoin vs Rachats d’actions : Saylor tranche le débat
Michael Saylor compare l’achat de BTC aux mécanismes financiers traditionnels utilisés par les entreprises en difficulté.
Les rachats d’actions accélèrent souvent le déclin
Il contraste l’achat de Bitcoin avec les rachats d’actions (buybacks). Cela concerne particulièrement les entreprises qui perdent déjà de l’argent. Racheter ses propres actions accélère souvent les résultats négatifs. Cette manœuvre réduit les capitaux propres sans changer les fondamentaux de l’entreprise.
Bitcoin introduit un actif externe décorrélé
À l’inverse, le Bitcoin introduit un actif externe au bilan. Cet actif ne dépend pas des risques d’exécution de l’entreprise, des cycles industriels ou de la performance de la direction. Saylor ne voit pas le Bitcoin comme une distraction. Il le présente comme un outil capable de modifier dynamiquement le bilan quand les options traditionnelles échouent.
Dénoncer le double standard des critiques financières
Le dirigeant s’attaque également à l’hypocrisie qu’il perçoit dans l’analyse financière actuelle.
Les entreprises « Cash » échappent aux critiques
Saylor pointe un standard inégal appliqué aux entreprises détentrices de Bitcoin. Les firmes qui ignorent totalement le Bitcoin ne subissent que rarement des critiques pour ce choix. Pourtant, conserver du cash qui perd son pouvoir d’achat représente un risque réel.
Une surveillance agressive pour les innovateurs
En revanche, les marchés scrutent agressivement ceux qui adoptent la cryptomonnaie. Cette pression s’intensifie particulièrement durant les baisses de marché. Selon Saylor, cette attitude décourage l’expérimentation. Elle déforme aussi la perception des risques que les entreprises acceptent déjà par défaut en ne faisant rien.
Synthèse : Michael Saylor appelle à l’honnêteté intellectuelle
Ce samedi 17 janvier 2026, Michael Saylor ne demande pas à tout le monde de l’imiter aveuglément.
- Le Message : Le Bitcoin est un outil de trésorerie, pas un pari.
- La Logique : Le cash perd de la valeur, il faut stocker l’énergie ailleurs.
- Le Bilan : L’appréciation du BTC peut sauver une entreprise déficitaire.
- L’Appel : Les directeurs financiers doivent questionner leurs vieilles hypothèses.
Dans un système où la monnaie fiduciaire perd constamment de sa puissance, refuser d’envisager l’alternative Bitcoin constitue peut-être le plus grand risque de tous.
FAQ : Comprendre la stratégie Michael Saylor
Il considère que garder du cash est risqué à cause de l’inflation. Le Bitcoin offre une meilleure réserve de valeur à long terme pour le capital de l’entreprise.
Saylor argumente que non. Si le Bitcoin monte plus vite que l’entreprise ne perd d’argent, le bilan global reste positif. C’est un outil pour renforcer la valeur.
Le rachat d’actions réduit le capital de l’entreprise. Acheter du Bitcoin ajoute un actif externe qui peut s’apprécier indépendamment de la performance de l’entreprise.
Il note que les critiques attaquent les entreprises qui achètent du Bitcoin, mais ne disent rien à celles qui gardent du cash qui perd de la valeur chaque année.
Ce dossier rapporte les opinions de Michael Saylor et des analyses de marché. Il ne constitue pas un conseil en investissement. L’achat de cryptomonnaies par des entreprises comporte des risques spécifiques. Faites vos propres recherches.