Une fracture publique divise le sommet de l’industrie crypto ce lundi 19 janvier 2026. Les fondateurs de Ripple et Cardano s’affrontent ouvertement sur le Digital Asset Market Clarity Act (Loi CLARITY). Brad Garlinghouse (Ripple) soutient le texte par pragmatisme, tandis que Charles Hoskinson (Cardano) le rejette, dénonçant un climat politique toxique. Ce désaccord révèle une industrie incapable de parler d’une seule voix face à Washington. Dossier complet sur ce duel idéologique qui fragilise la régulation américaine.
Charles Hoskinson attaque : Le climat politique a tué la loi
Le fondateur de Cardano ne mâche pas ses mots. Pour lui, le processus législatif est vicié par des manœuvres partisanes.
Une opportunité gâchée par le théâtre politique
Charles Hoskinson s’impose comme le sceptique le plus vocal. Il ne critique pas seulement le texte, mais la machinerie politique derrière. Il estime qu’un effort bipartisan crédible a déraillé à cause du « théâtre politique » et d’une mauvaise gestion. Selon lui, Washington a transformé la régulation crypto en un champ de bataille partisan.
Le memecoin de Trump comme catalyseur de l’échec
Hoskinson pointe un coupable précis : le lancement récent d’un memecoin lié à l’administration Trump. Cet événement aurait « empoisonné les négociations » et fracturé le soutien politique. Pour le patron d’Input Output Global, ce moment marque la fin de toute chance sérieuse d’adoption de la loi.
David Sacks dans le viseur
La frustration d’Hoskinson vise directement David Sacks, le « Tsar Crypto » de l’administration. Il suggère que l’échec du projet de loi devrait entraîner sa démission. Hoskinson prévient que la fenêtre d’action se referme rapidement et que le trimestre actuel est peut-être déjà perdu.
Brad Garlinghouse défend le pragmatisme : Mieux vaut une loi imparfaite
À l’opposé du spectre, le PDG de Ripple choisit la voie du compromis. Il privilégie l’urgence à la perfection.
L’urgence d’une clarté réglementaire
Brad Garlinghouse soutient publiquement le CLARITY Act malgré ses défauts. Il cadre son appui sur l’urgence. L’industrie attend une clarté réglementaire depuis des années et ne peut plus se permettre de délais supplémentaires. Pour lui, établir une fondation légale constitue une étape nécessaire, même imparfaite.
Un optimiste isolé face au scepticisme ambiant
Cette position place Garlinghouse comme un optimiste dans un débat dominé par le doute. Il accepte le compromis en échange de la sécurité juridique. Cette approche le met en porte-à-faux avec Hoskinson, mais aussi avec Brian Armstrong de Coinbase, qui a retiré son soutien par crainte pour la DeFi.
Défendre la vision originale de la technologie
Malgré les critiques, Garlinghouse reste droit dans ses bottes. Hoskinson lui-même reconnaît, non sans ironie, que Garlinghouse agit par principe et passion, tentant de soutenir ce que la technologie devait être. Cependant, cette « passion » divise profondément la communauté XRP et l’industrie large.
L’industrie fracturée : Une stratégie illisible pour Washington
Ce conflit ouvert affaiblit la position du secteur face aux législateurs.
Une voix discordante fatale ?
Le Digital Asset Market Clarity Act devient une ligne de faille plutôt qu’un trait d’union. Les leaders crypto ne parlent plus d’une seule voix. D’un côté, Garlinghouse veut avancer coûte que coûte. De l’autre, Hoskinson et Armstrong freinent des quatre fers, craignant de graver dans le marbre des règles nuisibles.
Le risque de verrouiller de mauvaises règles
Le débat de fond est crucial. Faut-il accepter une régulation incrémentale imparfaite ou risquer l’incertitude continue ? Hoskinson pense que le moment politique est passé. Garlinghouse voit le délai comme la menace suprême. Cette division interne offre aux régulateurs l’image d’une industrie immature et désorganisée.
Synthèse : Ripple et Cardano, deux visions irréconciliables
Ce lundi 19 janvier 2026 marque un tournant stratégique.
- Le Conflit : Garlinghouse (Oui) vs Hoskinson (Non) sur la Loi CLARITY.
- L’Argument Ripple : Une loi imparfaite vaut mieux que le chaos actuel.
- L’Argument Cardano : Le climat politique (Trump/Sacks) rend la loi toxique.
- L’Enjeu : L’unité de l’industrie crypto face à Washington a volé en éclats.
Que la prudence ou le compromis l’emporte, le vrai défi n’est plus seulement le régulateur, mais la capacité du secteur à définir sa propre stratégie de survie.
En bref : Comprendre le clash Ripple vs Cardano
Il pense que le climat politique est devenu trop partisan et toxique. Il blâme notamment le lancement d’un memecoin lié à Trump et la gestion de David Sacks, estimant que la loi n’a plus aucune chance de passer.
Le PDG de Ripple est pragmatique. Il estime que l’industrie a besoin de règles claires maintenant, même si la loi n’est pas parfaite. Il refuse d’attendre encore des années dans l’incertitude.
C’est le « Tsar Crypto » (responsable crypto) de l’administration américaine. Hoskinson le critique sévèrement et suggère qu’il devrait démissionner si la loi échoue.
Non. Brian Armstrong s’oppose aussi à la loi, mais pour des raisons différentes (protection de la DeFi), ce qui isole encore plus Garlinghouse dans sa position optimiste.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Cet article analyse des prises de position politiques et industrielles. Il ne constitue pas un conseil en investissement ou juridique. Les régulations sont en cours de discussion et peuvent évoluer.