Le réseau Solana (SOL) se retrouve au cœur d’une tempête médiatique ce lundi 19 janvier 2026. Un rapport viral affirmait ce week-end que le nombre de validateurs du réseau avait chuté de 84 %, relançant les débats sur sa centralisation. Anatoly Yakovenko, le co-fondateur, monte au créneau pour démentir ces chiffres et clarifier la situation technique. Cette polémique met en lumière les défis économiques majeurs pour les opérateurs de nœuds.
La guerre des chiffres Solana : Yakovenko corrige le tir
La controverse démarre sur une interprétation statistique douteuse. Le fondateur de Solana refuse de laisser passer cette désinformation.
Une baisse réelle de 20 %, pas 84 %
Le post viral prétendait une chute dramatique de la participation des validateurs sur les douze derniers mois. Yakovenko conteste fermement cette donnée. Il affirme que la baisse réelle avoisine plutôt les 20 %. Pour lui, l’auteur du rapport mélange des données incomparables pour noircir le tableau.
« Les validateurs ne sont pas des nœuds complets »
Le débat technique porte sur la définition même des acteurs du réseau. Yakovenko rappelle une distinction cruciale :
Les validateurs ne sont pas des nœuds complets
Selon sa définition, Solana compte environ 5 000 nœuds complets actifs. Il compare ce chiffre aux 8 300 nœuds d’Ethereum, une blockchain pourtant quatre fois plus valorisée.
La fin des subventions SFDP explique le recul
Cette diminution du nombre de validateurs n’est pas un accident. Elle résulte d’une décision stratégique et financière de la Fondation Solana.
Un programme d’amorçage temporaire
La légère baisse était prévisible. Elle découle de la fin du Solana Foundation Delegation Program (SFDP). Ce programme servait d’amorçage financier pour le réseau. Il couvrait les frais de vote des petits validateurs, mais pour une seule année.
L’impact économique direct
Une fois cette aide terminée, les petits opérateurs doivent assumer seuls leurs coûts. Beaucoup ne peuvent pas suivre financièrement sans ce soutien artificiel. Le réseau purge ainsi naturellement les acteurs dépendants des subventions pour ne garder que les économiquement viables.
Le coût prohibitif des validateurs alimente les critiques
Malgré les corrections de Yakovenko, les sceptiques maintiennent leurs attaques. L’argument économique reste leur arme principale.
« Scumlana » et la barrière à l’entrée
Les critiques qualifient parfois le réseau de base de données centralisée. Un internaute résume brutalement la situation :
Personne ne peut se permettre de gérer un validateur
Il évoque des coûts prohibitifs qui réservent ce rôle aux acteurs fortunés.
Des dizaines de milliers de dollars par an
La réalité économique valide en partie ces craintes. Opérer un nœud Solana entièrement validant coûte cher. Sans passer par des fournisseurs comme Alchemy, le matériel seul coûte des milliers de dollars. Pire, les frais de vote sur la blockchain peuvent faire grimper la facture annuelle à des dizaines de milliers de dollars. Certains validateurs doivent staker des millions en SOL pour espérer une rentabilité.
Solana vers des nœuds légers pour le grand public ?
Face à ces barrières, l’écosystème cherche des solutions pour redonner le pouvoir aux petits utilisateurs.
Des startups travaillent sur l’accessibilité
Le problème est connu depuis des années. Des startups tentent de permettre à des gens normaux de vérifier le réseau principal Solana. L’objectif est de faire tourner un nœud avec du matériel modeste et une connexion internet domestique.
Des preuves de concept encore en Alpha
Cependant, la solution miracle n’est pas encore là. Les dispositifs économiques pour sauver la décentralisation grand public en sont encore au stade de preuves de concept ou de versions alpha. La route vers une véritable décentralisation accessible reste longue.
Synthèse : Solana garde le cap malgré les critiques
Ce lundi 19 janvier 2026 rappelle que la décentralisation a un prix.
- Le Chiffre : 5 000 nœuds complets revendiqués par Yakovenko.
- La Cause : Fin des subventions SFDP pour les petits validateurs.
- Le Frein : Coûts opérationnels très élevés (Vote + Matériel).
- L’Espoir : Développement futur de nœuds légers accessibles.
La baisse des validateurs est une rationalisation économique, pas un effondrement technique. Mais elle souligne l’élitisme financier actuel de l’infrastructure Solana.
FAQ : Comprendre la polémique Solana
Non, selon Anatoly Yakovenko, la baisse réelle est d’environ 20 %. Le chiffre de 84 % proviendrait d’une mauvaise interprétation des données ou d’une comparaison biaisée.
La Fondation Solana a arrêté de payer les frais de vote pour certains petits validateurs (programme SFDP). Sans cette aide financière, gérer un nœud devient trop coûteux pour eux.
C’est très cher. Il faut compter des milliers de dollars de matériel et des dizaines de milliers de dollars par an juste pour les frais de vote sur la blockchain.
C’est le cœur du débat. Solana a moins de nœuds (5 000 contre 8 300 pour Ethereum), mais Yakovenko estime que ce chiffre reste impressionnant vu la différence de valorisation entre les deux projets.
Cet article analyse des données techniques et des déclarations publiques. Il ne constitue pas un conseil en investissement. L’infrastructure blockchain est complexe et coûteuse. Faites vos propres recherches avant de monter un nœud.