Le président Donald Trump a déclenché une crise diplomatique majeure ce samedi 17 janvier 2026. Dans une série de publications sur Truth Social, il annonce l’imposition immédiate de nouveaux tarifs douaniers contre le Danemark et sept autres nations européennes. Cette sanction économique vise à forcer la vente du Groenland aux États-Unis. Trump fixe un ultimatum au 1er juin pour conclure un accord de « rachat total », sous peine d’escalade fiscale punitive. Dossier complet sur ce bras de fer inédit qui menace l’unité de l’OTAN.
Trump exige le « Contrôle Total » du Groenland sous peine de sanctions économiques
La stratégie de négociation du président américain prend une tournure coercitive brutale. Il lie désormais directement le commerce international à ses ambitions territoriales dans l’Arctique.
Une taxe de 10 % immédiate sur les importations
Dès le 1er février, une taxe de 10 % frappera toutes les marchandises provenant des huit pays ciblés. Trump justifie cette mesure par le refus des Européens de céder le Groenland. Il considère cette île comme vitale pour la sécurité nationale américaine. Le président affirme que seule l’Amérique peut protéger ce territoire stratégique contre les ambitions rivales.
L’argument de la sécurité mondiale et du « Dôme Doré »
Trump invoque la « paix mondiale » pour légitimer son action. Il mentionne spécifiquement la menace que représentent la Chine et la Russie dans la région arctique. Le président lie également cette acquisition à son projet de défense antimissile, le « Dôme Doré ». Selon lui, le contrôle du Groenland est impératif pour garantir la survie de la planète.
Une pression maximale sur le Danemark
Le message s’adresse en priorité à Copenhague. Trump écrit que le Danemark ne peut rien faire face aux appétits russes et chinois. Il estime que l’Europe joue un « jeu très dangereux » en s’opposant à la volonté américaine. Cette rhétorique transforme un allié historique en un obstacle à la sécurité nationale des États-Unis.
Une liste de 8 pays alliés frappés par une taxe immédiate de 10 %
La liste des pays visés surprend par son étendue. Trump ne cible pas seulement le Danemark, mais un bloc entier de nations nord-européennes.
Les économies majeures de l’Europe dans le viseur
Outre le Danemark, les tarifs s’appliquent à la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Ces pays représentent les piliers économiques et militaires de l’Europe du Nord et de l’Ouest. En frappant ces alliés, Trump élargit le conflit bilatéral à une crise continentale majeure.
Une réponse aux manœuvres militaires européennes
Trump justifie cet élargissement par les récentes activités militaires de ces nations. Il pointe du doigt les exercices de sécurité conjoints menés autour du Groenland. Le président qualifie ces manœuvres de « situation très dangereuse ». Il interprète la solidarité européenne envers le Danemark comme une provocation directe envers Washington.
Le Royaume-Uni et l’UE pris au piège
Cette décision frappe durement le Royaume-Uni, malgré ses tentatives de rapprochement post-Brexit. La France et l’Allemagne, moteurs de l’Union Européenne, se retrouvent également en première ligne. Cette attaque économique simultanée risque de souder les Européens contre l’administration Trump, compliquant davantage les relations transatlantiques.
L’ultimatum du 1er juin menace de briser l’alliance transatlantique
Le président américain pose un pistolet sur la tempe de l’économie européenne avec une échéance précise.
Une escalade tarifaire à 25 % en cas d’échec
La menace ne s’arrête pas aux 10 % initiaux. Trump prévient que les tarifs grimperont à 25 % le 1er juin si aucun accord n’est conclu. Cette hausse drastique paralyserait des secteurs entiers des économies visées. L’industrie automobile allemande, le luxe français et les exportations technologiques scandinaves subiraient un choc violent.
La condition : Un « Rachat Complet et Total »
Les termes de Trump sont sans équivoque. Les tarifs resteront en place jusqu’à la signature d’un accord pour « l’achat complet et total du Groenland ». Il ne demande pas de bases militaires supplémentaires ou de concessions minières. Il exige un transfert de souveraineté pure et simple. Cette demande maximaliste laisse peu de marge de manœuvre à la diplomatie traditionnelle.
Le risque d’une guerre commerciale sans précédent
Si ces tarifs entrent en vigueur, ils violeront probablement les accords commerciaux existants. Les États-Unis ont des cadres commerciaux avec l’UE et le Royaume-Uni plafonnant certains tarifs. L’action unilatérale de Trump menace de démanteler l’architecture commerciale bâtie depuis 70 ans.
Nuuk et Copenhague résistent : « Nous ne sommes pas à vendre »
Sur le terrain, la population locale et les dirigeants politiques rejettent fermement l’ultimatum américain.
Des manifestations spontanées à Nuuk
À Nuuk, la capitale du Groenland, la réaction populaire est vive. Des manifestants se sont rassemblés devant le consulat des États-Unis. Ils brandissent des drapeaux groenlandais et des pancartes hostiles à Donald Trump. Ces images témoignent du rejet viscéral de la population inuite face à ce qu’elle perçoit comme une tentative de colonisation moderne.
La position ferme du gouvernement danois
Copenhague maintient sa ligne rouge. Les officiels danois répètent qu’ils ne peuvent pas vendre une terre et un peuple. Le Premier ministre groenlandais a déclaré choisir le Danemark et l’OTAN plutôt que les États-Unis. Pour l’Europe, céder le Groenland constituerait une violation inacceptable du droit international et de l’autodétermination des peuples.
La stratégie européenne de « Tout sauf le territoire »
Jusqu’à présent, l’Europe tentait d’apaiser Trump en offrant tout sauf la souveraineté. Ils proposaient des investissements, des bases, des accès aux ressources. Mais l’exigence territoriale de Trump rend cette stratégie caduque. L’Europe se trouve désormais au pied du mur, forcée d’envisager des mesures de rétorsion ou une résistance passive coûteuse.
L’OTAN en crise : Les États-Unis ciblent leurs propres alliés militaires
L’ironie tragique de cette situation réside dans la nature des cibles : ce sont tous des membres clés de l’OTAN.
Une menace existentielle pour l’Alliance
En attaquant économiquement ses alliés pour des gains territoriaux, Trump fragilise l’OTAN. L’article 5 garantit la défense mutuelle, mais comment fonctionne-t-il quand la menace vient du leader de l’alliance ? Cette crise interne pourrait s’avérer plus destructrice pour l’OTAN que n’importe quelle action russe.
Les délégations américaines tentent de calmer le jeu
Le chaos règne aussi à Washington. Une délégation bipartite du Congrès américain était justement à Copenhague pour rassurer les alliés. Le sénateur Chris Coons tentait de désamorcer la tension quand Trump a lancé son tweet. Cette cacophonie diplomatique montre une fracture nette entre la Maison Blanche et le pouvoir législatif américain sur la question arctique.
Synthèse : Le Groenland et Trump au cœur d’une tempête mondiale
Ce samedi 17 janvier 2026 marque un point de rupture historique.
- L’Ultimatum : Vendre le Groenland ou subir 25 % de taxes au 1er juin.
- Les Cibles : 8 nations alliées, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
- La Raison : Trump invoque la sécurité nationale et la concurrence avec la Chine.
- La Réaction : Protests à Nuuk et refus catégorique des Européens de vendre.
Donald Trump parie que la pression économique fera plier l’Europe sur ses principes de souveraineté. C’est un jeu de poker à haut risque où l’unité occidentale est la mise principale.
FAQ : Comprendre la crise du Groenland et Trump
Pourquoi Trump veut-il absolument acheter le Groenland ?
Il cite des raisons de sécurité nationale (missiles), la richesse en minerais rares et la position stratégique face à la Russie et la Chine. Il le voit aussi comme un héritage présidentiel majeur.
Le Danemark peut-il vendre le Groenland ?
Non. Le Groenland est un territoire autonome. Sa population a le droit à l’autodétermination. Vendre l’île et ses habitants serait contraire au droit international et aux valeurs démocratiques.
Quels produits seront touchés par les tarifs ?
La taxe de 10 % (puis 25 %) s’appliquera à « tous les biens » exportés vers les États-Unis par les 8 pays visés. Cela inclut les voitures allemandes, le luxe français, les produits pharmaceutiques danois, etc.
Comment réagit l’OTAN ?
L’alliance est sous choc. Tous les pays visés sont membres de l’OTAN. Cette agression économique interne menace la cohésion de l’organisation face aux menaces extérieures.
Ce dossier rapporte des déclarations politiques et des événements diplomatiques en cours. Il ne constitue pas un conseil économique ou financier. Les relations internationales sont sujettes à des changements rapides.