L’actualité technique du 18 février 2026 secoue la communauté Bitcoin. Ki Young Ju, PDG de CryptoQuant, lance une alerte majeure. Les progrès de l’informatique quantique menacent directement 6,89 millions de BTC. Cela inclut le trésor légendaire d’un million de pièces de Satoshi Nakamoto. Parallèlement, une nouvelle recherche estime qu’il faudra sept ans pour sécuriser le réseau. Analyse d’une course contre la montre technologique et sociale.
Le trésor de Satoshi ciblé
La menace ne concerne pas tous les Bitcoins. Les plus anciens sont toutefois vulnérables.
6,89 millions de BTC exposés
Ki Young Ju identifie 1,91 million de BTC stockés dans des adresses « legacy » P2PK. Ces adresses révèlent publiquement leurs clés sur la blockchain. Ajoutez à cela les fonds dont les clés publiques ont été exposées lors de transactions passées. Le total atteint près de 7 millions de pièces.
Le risque quantique
Un ordinateur quantique puissant pourrait dériver la clé privée à partir de la clé publique exposée. Il pourrait alors signer des transactions sans l’accord du propriétaire. Les pièces dormantes de Satoshi, valant des centaines de milliards, seraient des cibles prioritaires.
Le vrai problème : le consensus social
La technologie pour contrer cela existe. L’humain bloque pourtant le processus.
La guerre du consensus
Le PDG de CryptoQuant souligne que les développeurs ne sont pas le goulot d’étranglement. Le défi réside dans le consensus social.
Faudra-t-il « geler » les pièces inactives pour les protéger ?
Une telle mesure violerait le principe d’immuabilité de Bitcoin. Elle provoquerait une résistance féroce au sein de la communauté.
Hésitation institutionnelle
L’investisseur Kevin O’Leary prévient que ce risque freine l’adoption institutionnelle. Les firmes traditionnelles limitent leur exposition tant que ce risque n’est pas atténué. L’analyste Willy Woo ajoute que cela pourrait affaiblir l’avantage de Bitcoin face à l’or.
Une course de 7 ans pour la survie
Une recherche d’Ethan Heilman révèle l’urgence de la situation.
Le calendrier de mise à niveau
Sécuriser Bitcoin prendra au moins sept ans. Le plan comprend trois ans pour finaliser les propositions (BIP). Il prévoit ensuite 2,5 ans de tests et six mois d’activation. Le réseau doit agir maintenant pour être prêt avant le « Jour Q » (Q-Day).
BIP-360 : un premier pas
Les développeurs ont fusionné la proposition BIP-360 dans le code. Elle protège les fonds « froids » jamais dépensés. Cette mise à jour remplace le Pay to Taproot par le Pay to Merkle Root. Cependant, elle ne protège pas les transactions en attente dans la mempool. C’est une défense partielle, pas une solution totale.
Conclusion Bitcoin : l’horloge tourne
La menace quantique n’est plus théorique. Elle impose un défi d’ingénierie urgent. Bitcoin doit évoluer pour survivre. Le succès dépendra de la capacité de la communauté à s’unir pour une mise à jour critique. Le réseau doit agir sans briser la confiance des utilisateurs.
FAQ : Bitcoin et la menace quantique
Ils dorment sur de vieilles adresses (P2PK) qui exposent leur clé publique. Un ordinateur quantique futur pourrait calculer la clé privée et voler les fonds.
Il n’existe pas encore d’ordinateur quantique assez puissant. Les experts disent que c’est une question de temps. La transition de sécurité prendra 7 ans. Il faut donc commencer maintenant.
C’est une mise à jour technique pour Bitcoin. Elle aide à protéger les fonds stockés à long terme contre les attaques quantiques. Cette solution possède toutefois des limites sur les transactions actives.
Ce contenu analyse des recherches technologiques et des données de marché. Il ne constitue pas un conseil en investissement. La technologie quantique évolue et les risques associés sont complexes.