Des documents révèlent une facette méconnue de la relation entre Jeffrey Epstein et le secteur Bitcoin et des cryptomonnaies.
L’homme d’affaires controversé connaissait l’existence du BTC dès 2011. Il a pris des positions très tôt sur ce marché naissant. Pourtant, il ne croyait pas en l’avenir de la cryptomonnaie malgré cette adoption précoce. Il traitait l’actif avec une prudence extrême. Il le considérait comme un outil de trading à court terme plutôt qu’une révolution financière. Analyse d’une stratégie financière marquée par l’opportunisme et le doute réglementaire sur le marché crypto.
Un trader opportuniste sans conviction sur le Bitcoin
L’approche d’Epstein tranchait avec l’idéalisme des premiers adeptes de la crypto. Il voyait le marché sous un angle purement spéculatif.
Epstein utilisait le Bitcoin uniquement pour du trading court terme
Jeffrey Epstein n’a jamais adopté la mentalité du HODL (conservation à long terme). Ses actions démontraient une préférence marquée pour le trading à court terme. En effet, il se concentrait sur le timing du marché et la gestion des risques immédiats. Il ne percevait pas le Bitcoin comme un système de croyance ou une réserve de valeur durable.
Jeffrey Epstein doutait de l’adoption massive et de l’utilité réelle du Bitcoin
Le protagoniste des affaires criminelles en cours d’investigation restait sceptique sur l’utilité réelle du Bitcoin malgré son exposition précoce. Il doutait fortement que le crypto-actif puisse atteindre une utilisation publique large. Il questionnait aussi sa capacité à supporter des transactions quotidiennes. La volatilité des prix représentait pour lui un obstacle majeur à une adoption par les consommateurs.
Les connexions financières d’Epstein avec le MIT et les développeurs Bitcoin
L’influence d’Epstein s’étendait jusqu’aux cercles académiques et techniques qui construisaient l’écosystème crypto.
850 000 dollars envoyés au MIT, dont une partie pour Bitcoin Core
Les registres financiers montrent qu’il a envoyé environ 850 000 dollars au MIT entre 2002 et 2017. Une partie de ces fonds a transité vers la MIT Digital Currency Initiative. Cette initiative soutenait financièrement les développeurs de Bitcoin Core lors de périodes de manque de fonds.
Réunions privées impliquant Brock Pierce et Larry Summers
Les courriels révèlent qu’il bénéficiait d’un accès privé au personnel du MIT. Il a visité l’institution plusieurs fois sous une identité dissimulée pour des réunions à huis clos. Une correspondance mentionne également une réunion à sa résidence de Manhattan. Cet événement impliquait Brock Pierce et Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor américain. Ils y discutaient du Bitcoin bien avant sa popularisation.
La peur d’Epstein face à la régulation gouvernementale
Le scepticisme d’Epstein provenait principalement de sa lecture du risque politique. Il anticipait une réaction brutale des États.
Jeffrey Epstein pensait que les États ne toléreraient jamais un système parallèle
Il ne croyait pas que les gouvernements toléreraient l’existence d’un système financier parallèle. Cette conviction influençait directement son comportement sur le marché des cryptomonnaies. Il s’attendait à une augmentation drastique de la régulation à mesure que l’activité du Bitcoin se développerait. Le fondateur de Cryptoquant révèle a posté sur X :
Jeffrey Epstein connaissait le Bitcoin dès 2011 et avait investi dans le BTC ainsi que dans des startups liées aux cryptomonnaies, bien que son intérêt ait été davantage motivé par le profit que par la philosophie du mouvement. Il était sceptique quant à la possibilité que le Bitcoin devienne un jour mainstream, c’est pourquoi il préférait spéculer à court terme plutôt que de conserver ses positions sur le long terme.
Lobbying pour une taxation stricte des transactions Bitcoin
Epstein a paradoxalement milité pour un encadrement plus strict du secteur qu’il utilisait. Il cherchait activement des conseils sur la taxation en 2018. Donc, il a contacté Steve Bannon pour obtenir un accès direct au Trésor américain. Il voulait savoir si le Trésor répondrait à ses questions sur les cryptos.
Taxer l’achat de meubles
Jeffrey Epstein argumentait que les transactions courantes avec du Bitcoin devaient être taxables selon la loi existante. Il citait l’exemple de l’achat de meubles et pensait que ces échanges créaient des événements fiscaux déclarables. Il réclamait des formulaires gouvernementaux précis pour suivre ces flux et avoir tous les méchants.
Synthèse Jeffrey Epstein : un double jeu entre opportunisme et scepticisme avec le Bitcoin et les cryptomonnaies
Ce rapport met en lumière la stratégie complexe de Jeffrey Epstein.
- L’Opportuniste : Investisseur précoce dès 2011.
- Le Pragmatique : Trading court terme uniquement.
- Le Sceptique : Aucune foi dans l’adoption long terme.
- Le Régulateur : Lobbying pour une taxation stricte.
Il a financé le développement du Bitcoin via le MIT tout en pariant sur son encadrement strict des cryptomonnaies par l’État. Est-ce que Jeffrey Epstein et Satoshi Nakamoto (le fondateur du Bitcoin) auraient une relation étroite ? Nous vous informerons de ces actualités en suivant toute l’actu crypto dans les prochaines semaines.
FAQ : Jeffrey Epstein et le Bitcoin
Jeffrey Epstein connaissait le Bitcoin dès 2011. Il a pris des positions sur le marché à cette époque précoce, mais il considérait cela comme du trading à court terme et non comme un investissement d’avenir.
Oui, indirectement. Epstein a envoyé environ 850 000 dollars au MIT entre 2002 et 2017. Une partie de ces fonds a soutenu la MIT Digital Currency Initiative, qui finançait les développeurs de Bitcoin Core.
Il militait pour une régulation et une taxation strictes. Il a contacté des conseillers politiques comme Steve Bannon pour demander un accès au Trésor américain, souhaitant que chaque transaction crypto (même l’achat de meubles) soit déclarée et taxée.
Il pensait que les gouvernements ne toléreraient jamais un système financier parallèle. Il doutait également de l’adoption massive par le public à cause de la volatilité des prix et des incertitudes sur l’évolutivité du réseau.
Disclaimer : Ce contenu rapporte des faits historiques et des analyses financières basés sur des documents d’archives. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une approbation des actions des personnes citées.