L’actualité financière du 19 février 2026 révèle une affaire troublante. Le milliardaire mexicain Ricardo Salinas a parié 400 millions de dollars sur le Bitcoin. Il a utilisé un prêt privé adossé à ses actions Grupo Elektra. Le prêteur a secrètement vendu cette garantie sur le marché. Cette manœuvre a provoqué le krach de l’action Elektra. Analyse d’un montage financier toxique aux lourdes conséquences.
Le financement du pari Bitcoin
En 2021, Ricardo Salinas voulait investir massivement dans le Bitcoin. Il refusait de vendre ses parts dans sa société Grupo Elektra.
L’option du Prêt Lombard
Il a opté pour un crédit privé spécifique appelé prêt Lombard.
Le principe : L’emprunteur utilise ses actions comme garantie (collatéral) pour obtenir des liquidités.
Les avantages : L’investisseur garde le contrôle de son entreprise. Il évite aussi de payer des impôts immédiats sur les plus-values.
L’accord : En juillet 2021, il signe avec Astor Asset Management 3. Il met en garantie 416 millions de dollars d’actions Elektra. Il obtient une ligne de crédit de 150 millions de dollars. Des banques internationales ont fourni le reste des fonds.
La vente secrète du collatéral
Le taux d’intérêt du prêt s’élevait à 1,15 %. Le collatéral couvrait près de quatre fois le montant emprunté. Salinas jugeait ces conditions très rassurantes.
Le Krach Boursier
Cependant, des anomalies ont rapidement perturbé le marché. Les actions Elektra, habituellement très peu échangées, ont soudainement inondé la bourse. Le cours a chuté brutalement. Les autorités ont suspendu la cotation du titre.
La découverte de la fraude
L’équipe de Ricardo Salinas a rapidement découvert la vérité. Le prêteur avait transféré et vendu les actions mises en garantie. Salinas qualifie cette opération de « fraude parfaite ».
Une cour new-yorkaise a forcé la publication des données bancaires. Les chiffres donnent le vertige :
- Le prêteur a tiré 420 millions de dollars de ces ventes.
- Il a utilisé 104 millions pour financer le prêt de Salinas.
- Il a détourné le reste via diverses entités offshore.
Bataille juridique et « Rehypothécation »
Le litige se déplace maintenant devant la justice britannique. Ricardo Salinas poursuit Val Sklarov, le représentant du prêteur, devant la Haute Cour d’Angleterre.
La défense invoque le contrat
Val Sklarov rejette fermement toutes les accusations de fraude avec son pari sur le Bitcoin. Il invoque une clause technique appelée « rehypothécation ». Selon lui, le contrat autorisait explicitement le prêteur à réutiliser ou vendre le collatéral. Il qualifie cette pratique de standard dans l’industrie des prêts privés.
La réplique de Salinas
Salinas conteste vigoureusement cette interprétation. Il affirme que la vente violait l’accord initial. Il n’avait aucune intention de liquider sa position dans Elektra. De plus, il réclame la restitution de ses actions ou leur valeur équivalente en espèces.
Conclusion Bitcoin: Les dangers du levier crypto
Ce dossier sert d’avertissement sévère pour les investisseurs fortunés. Le risque ne venait pas de la volatilité du Bitcoin. Le danger résidait dans la structure financière offshore elle-même. Les prêts privés échappent souvent aux régulations strictes des banques classiques. Les emprunteurs doivent redoubler de vigilance face aux clauses contractuelles floues.
FAQ : Ricardo Salinas, Bitcoin et prêt Lombard
Il a utilisé un prêt Lombard. Il a mis 416 millions de dollars d’actions Elektra en garantie pour obtenir du liquide.
Le prêteur a vendu les actions Elektra sur le marché. Cette vente massive a fait chuter le cours de l’entreprise en bourse.
Le prêteur invoque la clause de rehypothécation. Il affirme avoir le droit légal de vendre ou transférer ce collatéral.
Ce contenu analyse des procédures judiciaires et des montages financiers. Il ne constitue pas un conseil juridique ou en investissement. L’utilisation de l’effet de levier comporte des risques extrêmes.