Le cofondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, lance un appel urgent ce samedi 24 janvier 2026. Il exhorte la communauté des Cypherpunks à résister à l’empiétement croissant des gouvernements et des entreprises. Selon lui, ces entités cherchent inévitablement plus de contrôle et moins de confiance. Pour préserver l’indépendance des utilisateurs, les développeurs doivent bâtir des systèmes résilients sans pour autant déclarer la guerre aux institutions. Analyse de ce manifeste pour la liberté numérique qui place les stablecoins au cœur du conflit.
Vitalik Buterin alerte sur la montée du contrôle étatique
Vitalik Buterin dresse un portrait nuancé de l’adversaire. Les institutions ne sont pas monolithiques, mais opportunistes.
Les institutions veulent plus de contrôle et moins de confiance
La relation entre les Cypherpunks et les grandes structures de pouvoir reste complexe. Les gouvernements ne combattent pas toujours les outils de confidentialité, mais ils ne sont pas non plus des alliés fiables. Vitalik Buterin note qu’ils soutiennent souvent les systèmes ouverts dans un domaine tout en exigeant un contrôle total ailleurs.
Le double jeu des gouvernements face à la confidentialité
L’Europe illustre parfaitement cette ambivalence. D’un côté, l’UE promeut activement les logiciels open-source. De l’autre, certains officiels poussent pour le « Chat Control« , exigeant des portes dérobées dans les messageries chiffrées. La mentalité institutionnelle reste basique : contrôler tout ce qui est possible et refuser d’être contrôlé par autrui.
Ethereum doit rester un ordinateur mondial résistant à la censure
Pour contrer cette tendance, Ethereum doit rester fidèle à sa mission première : la souveraineté de l’utilisateur.
Protéger la liberté sociale et financière des utilisateurs
Vitalik Buterin définit l’intérêt central des utilisateurs d’Ethereum : construire des systèmes d’identité et de finance libres. Il qualifie le réseau d’ordinateur mondial résistant à la censure. Personne ne devrait avoir besoin d’une permission pour y lancer une activité.
Défendre sans déclarer la guerre : la résistance constructive
Cependant, la résistance ne signifie pas l’hostilité systématique. Les Cypherpunks doivent défendre leurs intérêts vitaux sans rejeter le dialogue. Vitalik Buterin suggère même d’interagir avec le monde « non-cypherpunk » pour mieux amorcer le développement du monde décentralisé.
Stablecoins : le nouveau terrain de bataille entre vie privée et conformité
La véritable guerre d’influence se joue désormais sur le terrain des monnaies stables (stablecoins).
Pression croissante pour le KYC et la surveillance des transactions
Les stablecoins représentent le point de friction principal entre les défenseurs de la vie privée et les institutions. Les gouvernements veulent des devises numériques fiables mais exigent une maîtrise totale des risques et de la conformité. Vitalik Buterin prévoit une pression accrue pour le KYC (connaissance du client) et la surveillance des transactions.
Le choix des blockchains devient un enjeu géopolitique
Le choix des blockchains devient politique avec les stablecoins. Les émetteurs européens éviteront probablement les réseaux dominés par la gouvernance américaine. À l’inverse, les émetteurs basés aux États-Unis privilégieront les chaînes alignées avec leurs intérêts nationaux.
La réponse technologique : cryptographie, ZK Proofs et self‑custody
Face à la surveillance, la technologie offre des solutions élégantes pour préserver l’anonymat tout en prouvant la légalité.
Les Zero‑Knowledge Proofs comme arme contre la surveillance
Vitalik Buterin reste optimiste sur l’évolution de la confidentialité. Il affirme que les stablecoins sans KYC ne disparaîtront pas. L’innovation clé réside dans les preuves à divulgation nulle de connaissance (Zero-Knowledge Proofs). Ces outils permettront aux utilisateurs de prouver l’origine légale de leurs fonds sans révéler l’intégralité de leurs données personnelles.
La détention autonome des clés comme fondement de la liberté numérique
Les institutions chercheront toujours à maximiser leur contrôle sur leurs propres portefeuilles et infrastructures. C’est donc aux développeurs d’Ethereum de garantir que les utilisateurs ordinaires conservent l’accès à des méthodes de détention autonomes (self-custody). La décentralisation passe par la capacité de chacun à être sa propre banque.
Synthèse : la feuille de route de Vitalik pour préserver la liberté numérique
Ce samedi 24 janvier 2026, Vitalik Buterin trace la feuille de route pour la survie de l’idéal crypto.
- Le Danger : L’appétit de contrôle des États et des entreprises.
- La Mission : Préserver Ethereum comme zone libre de censure.
- Le Conflit : La surveillance des stablecoins et du KYC.
- L’Arme : La cryptographie Zero-Knowledge pour prouver sans tout montrer.
Les Cypherpunks ne doivent pas s’isoler, mais construire des outils si robustes qu’ils rendent la liberté numérique inévitable.
FAQ : comprendre l’appel de Vitalik Buterin pour l’aide des Cypherpunks
C’est un activiste qui utilise la cryptographie et le code informatique pour protéger la vie privée et la liberté individuelle face aux gouvernements et aux entreprises. Vitalik Buterin s’inspire de ce mouvement pour Ethereum.
Il observe que les États soutiennent parfois la technologie (comme l’open-source) quand ça les arrange, mais essaient de la briser (backdoors, surveillance) quand elle menace leur contrôle. Il cite l’exemple de l’Union européenne.
Les gouvernements veulent contrôler qui utilise les dollars numériques (stablecoins) et comment. Ils imposent des règles strictes (KYC). Vitalik Buterin veut que les utilisateurs puissent utiliser ces monnaies librement, sans surveillance de masse.
Grâce aux « Zero-Knowledge Proofs » (preuves à divulgation nulle). C’est une technologie mathématique qui permet de prouver une information (comme « cet argent est propre ») sans révéler les détails privés (comme « je m’appelle X et j’habite à Y »).
Ce contenu analyse des déclarations publiques sur la philosophie et la technologie blockchain. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les opinions exprimées sont celles de Vitalik Buterin et ne reflètent pas nécessairement une garantie future.