La police française a mené une perquisition spectaculaire ce mardi 3 février 2026 dans les bureaux parisiens du réseau social X (Twitter) d’Elon Musk.
L’unité de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a dirigé les opérations avec le soutien d’Europol. Cette action s’inscrit dans une enquête tentaculaire visant l’entreprise et son chatbot d’intelligence artificielle, Grok. Fait rare et marquant : la justice française a convoqué Elon Musk et l’ancienne PDG Linda Yaccarino pour une audition en avril. Analyse d’un bras de fer juridique qui s’intensifie entre l’Europe et le milliardaire américain.
Les motifs graves de l’enquête sur X : Pédopornographie et Deepfakes
L’enquête a débuté en janvier 2025. Elle s’est considérablement élargie au fil des mois pour inclure des chefs d’accusation lourds.
Intelligence Artificielle d’Elon Musk : images illégales et IA générative
Le parquet de Paris examine une série de crimes potentiels. Les enquêteurs visent la « complicité de possession et de diffusion d’images pédopornographiques ». La justice s’attaque également à l’atteinte aux droits des personnes via la création de « deepfakes sexuels ». Ces accusations découlent directement des capacités controversées du chatbot Grok.
Intelligence Artificielle avec négationnisme et abus d’algorithmes
Les autorités soupçonnaient initialement des abus d’algorithmes. L’enquête inclut désormais la circulation de « contenus négationnistes de l’Holocauste » sur la plateforme. Le parquet soupçonne également une extraction frauduleuse de données par un groupe organisé.
Le rôle trouble de Grok, l’intelligence artificielle d’Elon Musk
Le chatbot d’IA de l’entreprise se trouve au cœur de la tempête judiciaire.
Des dérives inquiétantes
Des critiques virulentes ont émergé l’année dernière. L’outil générait massivement des images de personnes dénudées numériquement à la demande des utilisateurs. Cela incluait des femmes et des enfants. X affirme avoir pris des mesures correctives. La justice veut vérifier la réalité et l’efficacité de ces garde-fous directement sur les serveurs.
Elon Musk convoqué en avril
La justice française ne se contente pas de fouiller les données. Elle veut entendre les dirigeants responsables.
Auditions programmées pour Elon Musk et Linda Yaccarino
Le président de X, Elon Musk, a reçu une convocation pour comparaître lors d’audiences en avril. L’ex-PDG Linda Yaccarino devra également s’expliquer devant les juges. Les enquêteurs interrogeront parallèlement les employés parisiens de l’entreprise en tant que témoins.
Réaction de l’entreprise
X n’a pas encore commenté cette perquisition spécifique. L’entreprise avait toutefois qualifié l’enquête française de « politiquement motivée » en juillet dernier. Elle dénonçait alors une attaque contre la liberté d’expression.
Une pression internationale coordonnée
La France n’est pas seule dans ce combat. D’autres régulateurs européens et mondiaux serrent la vis.
Enquête au Royaume-Uni sur l’Intelligence Artificielle d’Elon Musk
Le régulateur britannique de l’information (ICO) a ouvert sa propre enquête ce mardi. Il collabore avec l’Ofcom pour examiner le traitement des données personnelles par Grok. William Malcolm, de l’ICO, a qualifié les rapports sur la génération d’images intimes de « profondément troublants ».
La Commission européenne s’en mêle sur l’IA
La Commission européenne a lancé une procédure contre Grok la semaine dernière. Elle critique sa capacité à produire des images sexuellement explicites. Un porte-parole a confirmé maintenir le contact avec la France concernant la perquisition parisienne.
Conséquences et réactions sur Elon Musk : Le fossé transatlantique avec son IA
Cette affaire illustre le gouffre grandissant entre l’approche réglementaire européenne et la vision américaine de la liberté d’expression.
Pavel Durov critique la France
Pavel Durov, fondateur de Telegram, a vivement réagi sur X. Il accuse la France de persécuter pénalement les réseaux sociaux libres. Il a déclaré : « Ne vous y trompez pas : ce n’est pas un pays libre ». Durov avait lui-même subi une arrestation en France en août 2024 pour des motifs similaires.
Danger pour les femmes et les enfants
Les associations de protection applaudissent ces actions judiciaires. Emma Pickering, de l’ONG Refuge, souligne les conséquences dangereuses de l’abus d’images intimes par IA. Elle dénonce la facilité avec laquelle les auteurs peuvent créer de fausses images et nuire aux victimes.
Synthèse : Un tournant judiciaire
Ce mardi 3 février 2026 marque une escalade majeure.
- L’Action : Perquisition du cybercrime au siège parisien de X.
- Les Convocations : Elon Musk et Linda Yaccarino attendus en avril.
- Les Charges : Pédopornographie, Deepfakes, Négationnisme.
- Le Contexte : Enquêtes simultanées de l’UE et du Royaume-Uni.
La justice française envoie un message clair. L’immunité technologique ne s’applique pas aux crimes numériques graves. Sans oublier aussi, les emails échangés avec l’affaire Epstein diffusé publiquement, Elon Musk étant solliciter sur les soirées d’Epstein…
FAQ : Comprendre la perquisition chez X et la convocation d’Elon Musk
La police enquête sur des crimes graves liés à la plateforme et à son IA, Grok. Les accusations incluent la diffusion d’images pédopornographiques, la création de « deepfakes » sexuels sans consentement et la propagation de contenus niant l’Holocauste.
Elon Musk est convoqué pour une audition en avril, il n’est pas encore inculpé. Cependant, les charges (complicité de pédopornographie, etc.) sont très lourdes. Son absence aux audiences pourrait aggraver sa situation légale vis-à-vis de la justice française.
Le chatbot Grok est accusé d’avoir permis la génération facile d’images de nu réalistes (deepfakes) représentant de vraies personnes, y compris des mineurs. La justice reproche à X l’absence de garde-fous efficaces pour empêcher ces abus.
Le Royaume-Uni et la Commission Européenne ont également lancé des procédures contre X et Grok. En revanche, des défenseurs de la liberté d’expression absolue, comme Pavel Durov (Telegram), critiquent sévèrement l’action de la France.
Texte du disclaimer : Ce contenu rapporte des faits liés à une enquête judiciaire en cours. Elon Musk et les dirigeants de X bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire par un tribunal compétent.