Le marché américain navigue en eaux troubles avec l’attente de la régulation crypto ce lundi 26 janvier 2026. Le courtier de Wall Street, Benchmark, tire la sonnette d’alarme concernant le retard du projet de loi sur la structure du marché. Selon l’analyste Mark Palmer, l’absence de législation claire de la cryptomonnaie impose une prime de risque structurelle qui bride la croissance du secteur. En parallèle, le Congrès tente de clarifier la fiscalité avec une nouvelle proposition bipartisane sur les stablecoins et le staking. Analyse d’un écosystème bloqué entre incertitude réglementaire et tentatives de normalisation fiscale.
Le retard réglementaire impose un plafond de verre au marché crypto US
L’absence de règles claires ne tue pas le marché, mais elle l’empêche de décoller pleinement. Les investisseurs institutionnels restent sur la touche ou choisissent la sécurité.
Une prime de risque structurelle qui freine les valorisations
Si le Congrès échoue à voter la loi cette année, le marché ne reviendra pas nécessairement à l’environnement répressif de 2022. Cependant, Mark Palmer avertit que les valorisations resteront artificiellement basses. Les plateformes exposées aux États-Unis subissent de plein fouet cette incertitude, limitant leur potentiel d’expansion.
Bitcoin attire les capitaux, la DeFi et les altcoins souffrent
Dans ce contexte flou, les capitaux privilégient les actifs les moins risqués réglementairement. Le Bitcoin et les infrastructures adossées à l’énergie (minage) tirent leur épingle du jeu grâce à leur statut établi de commodité. À l’inverse, les secteurs sensibles comme la DeFi (finance décentralisée) et les altcoins souffrent d’une vulnérabilité accrue. Les investisseurs favorisent les bilans solides et les flux de trésorerie avérés plutôt que l’innovation risquée.
Le projet de loi SEC/CFTC bloqué au Sénat
Le projet de loi vise à définir les rôles respectifs de la SEC et de la CFTC. Mais le processus législatif s’enlise.
Négociations lentes et débats techniques
Bien que la Chambre ait avancé l’an dernier, les négociations au Sénat patinent. Les débats sur les rendements des stablecoins et les interfaces DeFi ralentissent l’approbation finale, augmentant le risque d’un report à l’année prochaine.
Risque de report à l’année prochaine
Sans loi cadre, les bourses d’échange naviguent à vue. Elles affrontent des coûts de conformité élevés et une incertitude permanente sur les listings de nouveaux jetons. De plus, la monétisation des stablecoins reste entravée par des règles non résolues sur la distribution et les rendements.
Une proposition fiscale bipartisane tente de débloquer la situation
Pendant que la structure de marché attend, la fiscalité tente d’avancer. Une ébauche de loi propose des solutions concrètes pour les utilisateurs.
Exonération des paiements de moins de 200 $ en stablecoins
Les représentants Max Miller (Républicain) et Steven Horsford (Démocrate) proposent un port sûr fiscal. Leur texte exonérerait d’impôt sur les plus-values les transactions en stablecoins réglementés inférieures à 200 dollars. Cette mesure vise à faciliter l’usage des cryptos comme moyen de paiement quotidien sans lourdeur administrative.
Report d’imposition de 5 ans sur le staking
Le traitement fiscal des récompenses de staking (validation de transactions) divise profondément. L’IRS actuel taxe ces récompenses dès leur réception. Les Républicains, comme la sénatrice Lummis, souhaitent une taxation uniquement à la vente. La proposition Miller-Horsford offre une voie médiane : le contribuable pourrait différer l’impôt pendant cinq ans. Au terme de ce délai, les récompenses seraient taxées comme un revenu ordinaire.
Régulation crypto vers une normalisation fiscale : fin des niches et nouvelles options
Le projet de loi ne fait pas que des cadeaux. Il entend aussi aligner la régulation crypto sur la finance traditionnelle pour éviter les abus.
Extension des règles anti wash trades
Le texte prévoit d’étendre aux actifs numériques les restrictions sur les ventes à perte suivies d’un rachat immédiat (wash trades). Cette pratique permettait jusqu’ici de matérialiser artificiellement des pertes pour réduire ses impôts tout en conservant ses positions.
Comptabilité mark‑to‑market pour les traders actifs
La proposition offre aussi aux traders la possibilité d’utiliser la comptabilité mark-to-market. Cette méthode permet de reconnaître les pertes et gains latents à la fin de l’année, offrant une flexibilité pour déduire les pertes de trading d’autres revenus comme les salaires.
Synthèse régulation crypto : un marché en attente de maturité réglementaire
Ce lundi 26 janvier 2026 souligne la dépendance du secteur aux décisions de Washington.
- Le Frein : Retard de la loi sur la structure de marché.
- La Conséquence : Valorisations plafonnées, préférence pour Bitcoin.
- L’Espoir Fiscal : Exonération des paiements inférieurs à 200 dollars en stablecoins.
- L’Innovation : Option de différer l’impôt sur le staking de 5 ans.
Mark Palmer reste optimiste sur une adoption finale, même diluée. Mais tant que le cadre légal n’est pas posé, l’Amérique crypto évolue avec le frein à main.
FAQ : Comprendre les enjeux réglementaires crypto actuels
Les gros investisseurs détestent l’incertitude. Tant qu’ils ne savent pas si un actif est une marchandise (commodity) ou un titre financier (security), ils n’investissent pas massivement. Cela crée un plafond de verre pour les prix, surtout pour les altcoins.
C’est une proposition pour ne pas payer d’impôt sur les plus-values si vous utilisez des stablecoins pour acheter quelque chose de moins de 200 dollars. Cela simplifierait la vie pour acheter un café ou un service sans calculer ses impôts à chaque fois.
La nouvelle proposition permettrait de ne pas payer d’impôt tout de suite. Vous pourriez attendre jusqu’à 5 ans avant de déclarer ces revenus. Cela évite de devoir vendre ses cryptos juste pour payer les impôts.
Moins que les autres. Le Bitcoin est déjà largement considéré comme une marchandise (commodity). Il est donc moins sensible aux retards législatifs que les projets DeFi ou les nouveaux jetons.
Disclaimer (avis de non-responsabilité) : Ce contenu analyse des rapports financiers et des propositions législatives en cours. Il ne constitue pas un conseil en investissement ou fiscal. Les lois peuvent changer avant leur adoption finale.