Les autorités espagnoles ont réalisé un coup de filet majeur en cryptomonnaie près de Barcelone ce dimanche 1er février 2026. La police nationale a démantelé un réseau financier complexe. Ils ont arrêté un ressortissant chinois de 38 ans. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir orchestré un réseau de financement du terrorisme via la crypto. L’opération révèle l’utilisation d’un commerce anodin, un salon de coiffure, comme façade. Ce commerce masquait des flux financiers illicites liés au Hamas. La police a saisi des crypto-actifs et des actifs physiques. Analyse d’une affaire qui relance le débat sur la régulation des actifs numériques en Europe.
Le salon de coiffure : Une façade pour la cryptomonnaie
L’enquête a débuté il y a plusieurs mois sur des soupçons de fraude classique. L’analyse financière a rapidement révélé une réalité bien plus sombre, à priori.
Un commerce écran en périphérie de Barcelone
Le suspect gérait un salon de coiffure en périphérie de Barcelone. Les rapports de police indiquent que cet établissement servait de couverture idéale. Il permettait à l’accusé de gérer discrètement plusieurs portefeuilles de cryptomonnaie. Il justifiait ainsi une activité économique légale tout en opérant à l’abri des regards.
600 000 € transférés via crypto vers une structure liée au Hamas
L’analyse des transactions a mis au jour au moins 31 transferts suspects. Ces opérations ont déplacé près de 600 000 euros via des canaux de cryptomonnaie. Les enquêteurs ont lié les adresses de destination à une structure de financement utilisée par le Hamas. L’Union européenne classe cette organisation comme terroriste.
Les techniques de dissimulation sur la blockchain
Les autorités ont identifié des schémas de transactions conçus pour tromper la vigilance des régulateurs. La blockchain nécessite une analyse humaine poussée pour révéler l’intention criminelle.
Schtroumpfage : division des montants pour éviter les alertes
Les enquêteurs ont repéré des signaux d’alerte classiques du blanchiment d’argent. Le suspect divisait les montants importants en une multitude de petits transferts. Il répétait ces opérations sur de courtes périodes. Cette technique se nomme « structuration » ou « schtroumpfage ». Elle vise à éviter les seuils de déclaration automatique des plateformes d’échange.
Routage complexe, mixage et conversion d’actifs
L’opération utilisait des chemins de routage complexes pour retarder les efforts de traçage. Les fonds transitaient par des portefeuilles interagissant avec des adresses à haut risque. Le suspect convertissait ensuite les actifs pour éloigner l’argent de sa source originale. Ces méthodes démontrent une connaissance avancée des mécanismes de la cryptomonnaie.
Saisies majeures en cryptomonnaie et blanchiment par biens physiques
La descente de police au domicile et au salon du suspect a permis de geler des avoirs importants. La police a découvert d’autres vecteurs de blanchiment.
370 000 € d’actifs gelés par la police
Les autorités ont gelé des comptes bancaires lors de l’opération. Elles ont saisi des actifs dont la valeur combinée dépasse 370 000 euros. Le butin inclut des avoirs en cryptomonnaie, de grandes quantités d’argent liquide, des ordinateurs et plusieurs téléphones mobiles.
9 000 cigares utilisés comme outil de blanchiment
Un détail surprenant a attiré l’attention des policiers. Ils ont découvert environ 9 000 cigares lors des perquisitions. Les enquêteurs soupçonnent que ces biens de luxe servaient d’outil alternatif pour le blanchiment. Le suspect convertissait probablement les fonds numériques en objets physiques de valeur. Ces objets sont facilement revendables pour brouiller davantage les pistes financières.
Synthèse : la cryptomonnaie sous surveillance accrue
Ce dimanche 1er février 2026 marque une victoire pour la lutte antiterroriste en Espagne.
- L’Arrestation : Un suspect de 38 ans près de Barcelone.
- Le Montant : 600 000 euros transférés en cryptomonnaie.
- La Cible : Financement présumé du Hamas.
- La Méthode : Salon de coiffure écran et structuration.
Les autorités espagnoles plaident pour un renforcement de la coordination entre les plateformes financières et les forces de l’ordre afin de mieux prévenir le financement d’activités illégales. Ce rappel intervient dans un contexte de tensions internationales accrues, tandis que certains observateurs estiment que l’inaction prolongée des gouvernements face à la situation en Palestine a contribué à nourrir des dynamiques de radicalisation et de financement de groupes extrémistes.
FAQ : Comprendre le financement du terrorisme par cryptomonnaie
Le salon de coiffure servait de façade légale. Le suspect utilisait cette activité commerciale pour justifier ses revenus et dissimuler ses opérations de gestion de portefeuilles de cryptomonnaie destinés au financement du terrorisme.
Le suspect utilisait la technique du « schtroumpfage » (structuration). Il divisait les grosses sommes en multiples petits transferts pour éviter les seuils d’alerte automatique et utilisait des chemins de routage complexes sur la blockchain pour compliquer le traçage.
Les enquêteurs espagnols affirment que les 600 000 euros transférés en cryptomonnaie ont atterri sur des adresses numériques liées à une structure de financement du Hamas, organisation classée terroriste par l’UE.
La police soupçonne que ces cigares servaient au blanchiment d’argent. L’achat de biens de luxe physiques avec des fonds illicites permet de « laver » l’argent en le transformant en marchandises légales, facilement revendables ou échangeables hors du système bancaire.
Disclaimer : Ce contenu rapporte les détails d’une enquête policière en cours en Espagne. Il ne constitue pas une accusation formelle de culpabilité. Le suspect bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire.