Le scandale en crypto ébranle la confiance dans la garde institutionnelle des actifs numériques ce lundi 26 janvier 2026. L’enquêteur indépendant ZachXBT révèle une affaire stupéfiante : 40 millions de dollars en cryptomonnaie auraient été dérobés dans des portefeuilles contrôlés par le gouvernement américain. Le suspect principal n’est autre que le fils du PDG de la société chargée de sécuriser ces fonds saisis. Cette brèche de sécurité majeure expose les failles béantes dans la gestion des avoirs confisqués par les autorités fédérales. Analyse d’un vol de l’intérieur qui remet en cause la sécurité de l’État.
L’Affaire John Daghita : Le fils prodigue du sous-traitant
Au cœur de cette affaire se trouve un conflit d’intérêts familial explosif.
« Lick » et le lien familial
ZachXBT a identifié un individu opérant sous les pseudonymes « John » et « Lick » comme étant John Daghita :
Au cas où tu te demanderais comment John Daghita (Lick) a pu voler plus de 40 millions de dollars provenant d’adresses de saisie du gouvernement américain : le père de John possède la société CMDSS, qui détient actuellement un contrat informatique gouvernemental actif en Virginie.
Ce dernier est le fils de Dean Daghita, président de Command Services & Support (CMDSS). Cette entreprise basée en Virginie a remporté un contrat avec le service des Marshals américains (USMS) en 2024 pour gérer et liquider certaines catégories de cryptomonnaie saisie. Celui-ci publie sur X :
40 Millions de dollars siphonnés
L’enquêteur allègue que John Daghita a drainé des dizaines de millions de dollars depuis des portefeuilles crypto liés au gouvernement. Ces fonds provenaient principalement de la saisie historique liée au piratage de Bitfinex en 2016. Si les faits sont avérés, cela signifie que la sécurité des actifs fédéraux a été compromise par un proche de l’entreprise censée les protéger.
Le suspect : le fils du PDG de l’entreprise chargée de sécuriser les fonds
Comme souvent dans la cybercriminalité, c’est l’ego qui a causé la chute.
John Daghita identifié comme “Lick” sur Telegram
L’affaire n’a pas éclaté suite à un audit gouvernemental, mais à cause d’une dispute sur Telegram. Dans un groupe de discussion, des participants se livraient à un concours appelé « band for band », où chacun doit prouver qu’il est plus riche que l’autre.
Partage d’écran en direct
Pour gagner ce duel d’ego, l’utilisateur « Lick » a partagé son écran. Il a montré des soldes de portefeuilles massifs et effectué des transferts en direct pour prouver son contrôle sur les fonds. ZachXBT a tracé ces transactions à rebours jusqu’à une adresse gouvernementale ayant reçu des fonds du hack de Bitfinex.
24,9 millions transférés en mars 2024
L’analyse on-chain montre qu’environ 24,9 millions de dollars ont quitté un portefeuille contrôlé par les États-Unis en mars 2024 vers les adresses affichées par « Lick ». Au total, l’enquête lie ce personnage à plus de 90 millions de dollars d’activités suspectes.
CMDSS : Un contrat controversé dès le départ
La société Command Services & Support (CMDSS) était déjà sous le feu des critiques avant ce scandale.
Accusations de conflits d’intérêts lors de l’attribution
Lors de l’attribution du marché, un concurrent, Wave Digital Assets, avait déposé une plainte officielle. Ils arguaient que CMDSS manquait des licences nécessaires et soulevaient des risques de conflits d’intérêts liés à d’anciens employés fédéraux. Le Government Accountability Office (GAO) avait rejeté cette plainte, validant le processus de sélection des Marshals.
Gestion des actifs complexes : un point faible stratégique
Le mandat de CMDSS concernait spécifiquement les actifs de « Classe 2 à 4 », c’est-à-dire des jetons complexes difficiles à gérer sur les échanges centralisés classiques. Ce choix stratégique du gouvernement de déléguer la garde d’actifs exotiques à un acteur tiers semble aujourd’hui être le maillon faible de la chaîne de sécurité.
Une crise de confiance dans la garde crypto institutionnelle
Ce vol présumé dépasse le simple fait divers. Il pose la question de la capacité des États à sécuriser les milliards de dollars de crypto qu’ils saisissent.
Les États deviennent des “baleines” crypto vulnérables
Les gouvernements deviennent malgré eux des « baleines » crypto majeures via les saisies judiciaires. Si une simple clé compromise ou un accès interne malveillant peut siphonner 40 millions de dollars, c’est tout le système de garde fédéral qui doit être revu. Un rapport de CoinDesk en 2025 soulignait déjà les difficultés des Marshals à réconcilier leurs avoirs numériques.
Les dépositaires institutionnels sous pression
Pour l’instant, le marché reste focalisé sur la macroéconomie. Le Bitcoin s’échange autour de 87 800 $ et l’Ethereum vers 3 150 $, ignorant largement ce scandale de garde. Cependant, à long terme, cette affaire pourrait durcir les conditions d’accréditation pour les dépositaires institutionnels.
Synthèse hack crypto : un vol interne qui expose les failles humaines
Ce lundi 26 janvier 2026 révèle une faille humaine béante dans la sécurité d’État.
- Le Suspect : John Daghita, fils du PDG de CMDSS.
- Le Butin : 40M $ (voire plus) volés au gouvernement US.
- La Preuve : Transactions montrées en direct sur Telegram.
- La Victime : Les US Marshals et les fonds saisis de Bitfinex.
La technologie blockchain est sécurisée, mais la confiance humaine reste le vecteur d’attaque le plus efficace.
FAQ : Comprendre le vol des portefeuilles gouvernementaux
Le gouvernement sous-traite la garde de certaines cryptos saisies à des entreprises privées. Ici, le fils du patron de l’entreprise CMDSS aurait profité de son accès (ou de celui de son père) pour transférer les fonds vers ses propres comptes.
Ces fonds proviennent de saisies judiciaires, notamment celles liées au piratage de la plateforme Bitfinex en 2016. L’État américain avait récupéré ces cryptos et devait les garder en sécurité.
Par arrogance. Il s’est vanté de sa richesse dans une dispute sur Telegram (« band for band »). Il a partagé son écran pour montrer ses millions, ce qui a permis à l’enquêteur ZachXBT de tracer les fonds jusqu’aux portefeuilles du gouvernement.
Non, pas directement. Le marché est trop vaste pour réagir à un vol de 40 millions de dollars. Le Bitcoin reste stable autour de 87 000 $. C’est surtout un problème de réputation et de sécurité pour le gouvernement.
Ce contenu analyse des allégations d’enquête et des données blockchain. Il ne constitue pas un avis juridique. Les personnes citées sont présumées innocentes jusqu’à preuve du contraire.