L’usage de la blockchain Bitcoin ravive les débats. Michael Saylor s’oppose fermement au soft fork BIP-110. Ce projet restreint les données non financières comme les Ordinals. Il remet en cause la neutralité du réseau. L’accès au blockspace devient un enjeu majeur.
Points clés sur Bitcoin :
- Michael Saylor nomme le soft fork BIP-110 proposition « iatrogène ». Ce remède causerait plus de dégâts que le problème initial.
- La mise à jour limite l’inscription de données arbitraires. Les OP_RETURN ne dépasseront pas 83 bytes pendant un an.
- Le soutien des mineurs stagne sous 1 %. Une activation reste improbable avant la fenêtre d’août 2026.
La proposition BIP-110 et la bataille pour le blockspace
Le développeur Dathon Ohm dirige le projet Reduced Data Temporary Soft Fork. Il veut freiner l’explosion des inscriptions arbitraires. Cette initiative ravive les tensions entre les puristes de la monnaie et les créateurs de tokens BRC-20.

Des restrictions techniques ciblées sur un an
Depuis l’intégration de Taproot, le réseau héberge des images, des textes et des NFT directement dans ses blocs. Cette demande organique sature l’espace disponible et fait grimper les frais de transaction. Pour les partisans de BIP-110, cette activité s’apparente à du spam Bitcoin qui alourdit la charge des nœuds décentralisés. Ces données non financières menacent la décentralisation. Elles rendent l’opération d’un nœud beaucoup plus coûteuse.
La proposition technique impose des limites strictes pour redonner de l’air au système. Le protocole plafonnerait les nouveaux outputs à 34 bytes. Les OP_RETURN ne pourraient plus dépasser 83 bytes. Des restrictions supplémentaires toucheraient certains éléments witness. Le système les limiterait à 256 bytes. Ces contraintes s’appliqueraient pendant exactement 52 416 blocs. Cela représente une durée d’environ un an avant d’expirer automatiquement. Ces règles exempteraient les UTXO créés avant l’activation.
L’avertissement de Michael Saylor sur le risque iatrogène
Le fondateur de MicroStrategy s’oppose fermement à cette modification du consensus. Son intervention du 15 juillet met en lumière les dangers d’une censure subjective des transactions.

Protéger la neutralité absolue du réseau
Michael Saylor emploie le terme médical « iatrogène ». Il souligne ainsi qu’un traitement inadapté peut tuer le patient. Invalider des transactions conformes crée un précédent désastreux. Ces opérations paient pourtant les frais mineur bitcoin nécessaires. La force du protocole réside dans sa prévisibilité et son insensibilité aux jugements de valeur. Transformer une dispute sur le spam blockchain en changement de consensus risque d’affaiblir la confiance des acteurs institutionnels.
Les opposants au soft fork Bitcoin partagent cette vision et redoutent une dérive de la gouvernance Bitcoin. Qui décide ce qu’est une bonne transaction ? Le débat rappelle les anciennes guerres de blocs. Ils estiment que le marché des frais doit rester le seul arbitre. Si les utilisateurs de Runes ou d’Ordinals acceptent de payer le prix fort, le réseau doit traiter leurs opérations. Bloquer un usage spécifique fragiliserait la clarté narrative du protocole. Ce point reste crucial pour les régulateurs. Ils publient d’ailleurs les ressources officielles de la SEC sur les crypto-actifs.
Le rapport de force économique et le rôle des mineurs
Une modification des règles de consensus exige une adhésion massive de l’écosystème. Actuellement, les opérateurs de fermes de minage montrent un désintérêt total pour cette restriction.

Un signalement insuffisant pour l’activation
À la mi-juillet, le taux d’approbation des mineurs pour BIP-110 plafonne autour de 1 %. Ce chiffre reflète une réalité économique simple. Les inscriptions de données génèrent des revenus supplémentaires massifs pour les mineurs. Ces derniers n’ont aucune incitation financière à bloquer une source de profit en pleine période post-halving. Sans une hausse massive du soutien, l’activation semble compromise.
À court terme, cette controverse technique ne déclenche aucune panique sur le prix du Bitcoin. Le marché reste focalisé sur la macroéconomie, les flux des ETF et la liquidité globale. Cependant, un scénario baissier émergerait si les partisans de la restriction tentaient de forcer l’activation malgré un soutien minoritaire. Une telle fracture raviverait les tensions communautaires et créerait un risque réputationnel majeur pour la première des cryptomonnaies.
Quel avenir pour la gouvernance Bitcoin face aux données arbitraires ?
La controverse BIP-110 illustre une tension permanente. Elle oppose la fonction monétaire stricte de Bitcoin à son adoption comme espace de stockage immuable. L’intervention de Michael Saylor rappelle que la stabilité du consensus prime sur l’optimisation technique. Une modification précipitée risquerait de diviser la communauté et d’entacher la réputation du protocole.
Le prochain signal concret à surveiller reste l’évolution du taux de signalement d’ici août 2026. Si les mineurs maintiennent leur rejet actuel, le marché des frais continuera de réguler naturellement l’espace des blocs. Cet échec confirmerait l’inviolabilité de la neutralité du réseau. Cela renforcerait l’image d’une infrastructure robuste et résistante à la censure.
FAQ : Bitcoin, soft fork BIP-110 et tokens BRC-20
BIP-110 est un projet de soft fork temporaire visant à restreindre l’inscription de données arbitraires, comme les Ordinals et les tokens BRC-20, sur la blockchain Bitcoin pendant environ un an.
Michael Saylor qualifie cette proposition de risque iatrogène. Il estime que modifier les règles de consensus pour bloquer des transactions valides menace la neutralité et la prévisibilité du réseau Bitcoin.
Actuellement, le soutien des mineurs reste inférieur à 1 %. Les inscriptions de données génèrent des frais de transaction importants, ce qui dissuade les opérateurs de valider cette restriction technique.
Disclaimer : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils. Faites vos propres recherches avant toute décision.