Le minage Bitcoin traverse un tournant. Au 8 novembre 2026, sa difficulté reste sous son record depuis 375 jours. Parallèlement, Core Scientific tire l’essentiel de ses revenus de centres de données accueillant des charges d’intelligence artificielle.
Les résultats trimestriels révèlent un contraste : la colocation progresse, alors que le minage pour compte propre recule. Cette évolution éclaire la concurrence électrique, sans prouver que l’intelligence artificielle explique seule la stagnation du réseau.
À retenir sur cette actu crypto sur le minage du Bitcoin et l’IA :
- La difficulté du minage Bitcoin atteint 148,36 T, soit 4,88 % sous son record d’octobre 2025.
- Core Scientific réalise 215,4 millions de dollars en colocation, soit 92,5 % du chiffre d’affaires trimestriel.
- L’intelligence artificielle attire des capacités électriques, sans impact directement mesurable sur le hashrate global.
Minage Bitcoin : 375 jours sans nouveau sommet de difficulté
CoinGlass situe le dernier sommet de difficulté à 155,97 T, le 29 octobre 2025. Le relevé de novembre avoisine 148,36 T. Le minage Bitcoin enregistre une période sans record, estimée à 375 jours. Cette durée dépasse la séquence de 2011 et 2012. Pourtant, l’indicateur reste seulement 4,88 % sous son maximum.

Une stagnation record, loin de l’effondrement de 2021
La comparaison avec 2021 demande de la prudence. Après les restrictions chinoises, la difficulté avait chuté d’environ 45 % en quelques semaines. Rien de comparable n’apparaît aujourd’hui. L’indicateur a même progressé d’environ 11,8 % sur trente jours. La pression sur le minage Bitcoin existe, sans décrire un effondrement généralisé du réseau.
Pourquoi difficulté et puissance de calcul ne se confondent pas
La difficulté mesure le travail théorique nécessaire pour découvrir un bloc valide. Bitcoin la recalcule tous les 2 016 blocs. L’objectif reste un intervalle moyen de dix minutes. Le hashrate estime, lui, la puissance informatique mobilisée. Il varie avec les équipements actifs. Les deux séries évoluent ensemble, mais pas instantanément.
Une entreprise peut quitter le minage Bitcoin sans provoquer une baisse équivalente du hashrate. Ses machines peuvent être revendues ou déplacées. D’autres exploitants peuvent aussi augmenter leur puissance. L’intelligence artificielle réoriente certains investissements. Cela ne fournit pas une mesure fiable de la sécurité de la preuve de travail.
Intelligence artificielle : Core Scientific réalloue ses mégawatts
Core Scientific annonce 215,4 millions de dollars de colocation au troisième trimestre 2026. Son chiffre d’affaires atteint 232,9 millions. Cette activité représente 92,5 % des recettes. Un an auparavant, elle générait seulement 15 millions. La conversion des infrastructures de minage Bitcoin vers des centres de calcul constitue donc un changement économique mesurable.
Plus de 92 % des revenus viennent désormais de la colocation
Le minage pour compte propre rapporte 12,3 millions de dollars, contre 57,4 millions un an auparavant. La baisse approche 79 %. L’entreprise conserve 5,2 millions de revenus d’hébergement minier pour des tiers. Cette activité diffère de la colocation dédiée notamment à l’intelligence artificielle. La sortie complète du minage reste prévue fin 2026, sans être achevée.
Électricité, refroidissement et contrats avec CoreWeave
Core Scientific facturait 485 mégawatts de capacité de colocation au 30 septembre. Ses accords avec CoreWeave soutiennent cette transformation. Le calcul haute performance et l’intelligence artificielle réclament des raccordements puissants, du refroidissement et des centres sécurisés. Ces ressources ressemblent à celles du minage Bitcoin. Leur adaptation demande toutefois des investissements techniques considérables.
Les clients de colocation peuvent signer des contrats pluriannuels, offrant une meilleure visibilité. Les bénéfices ne sont pourtant pas garantis. Les travaux, l’énergie et l’endettement pèsent sur les marges. Core Scientific indique un résultat net, influencé par un gain comptable non monétaire. Ce chiffre ne mesure pas seul la rentabilité de l’intelligence artificielle.
Minage Bitcoin : quels risques et scénarios pour le réseau ?
Le halving de 2024 a réduit la subvention par bloc à 3,125 BTC. Vers 2028, elle devrait atteindre 1,5625 BTC. Les mineurs reçoivent aussi des frais. Leur rentabilité dépend du cours, des machines, de l’électricité et de la difficulté. Le minage Bitcoin doit donc concurrencer d’autres usages industriels.
Un ancien site minier ne devient pas automatiquement un centre adapté à l’intelligence artificielle. Le refroidissement et les réseaux informatiques exigent des investissements. Les retards de construction peuvent décaler les revenus contractuels. La disponibilité électrique reste stratégique, mais ses coûts varient selon les sites.
La sécurité de Bitcoin dépend du hashrate et de sa répartition. Une difficulté stable ne mesure pas seule le coût d’une attaque. Il faut aussi suivre les pools et leur concentration. L’intelligence artificielle ne fragilise pas automatiquement le réseau. Le protocole ajuste sa difficulté selon les blocs produits.
Trois scénarios restent possibles. Une meilleure rentabilité relancerait l’achat de machines. Des marges faibles favoriseraient les conversions vers l’intelligence artificielle. Les deux activités pourraient aussi coexister. Aucun scénario ne découle mécaniquement du record de stagnation. Le prix du courant sera décisif pour le minage Bitcoin.
Core Scientific n’incarne pas tout le secteur. Les coûts énergétiques et l’accès aux capitaux varient. Les mineurs suivent aussi le hashprice, revenu estimé par puissance de calcul. Comparer cet indicateur aux contrats de colocation aidera à analyser l’évolution des investissements. Le minage Bitcoin n’a donc pas une rentabilité uniforme.
Le minage Bitcoin conserve ses mécanismes d’ajustement, mais ses acteurs changent de priorités. L’intelligence artificielle offre une alternative commerciale, sans expliquer à elle seule la difficulté actuelle.
FAQ : minage Bitcoin et intelligence artificielle
Sources : Core Scientific, résultats du troisième trimestre 2026 et rapport SEC 10-Q et Bitcoin.org, calendrier du halving.
Elle dépend du rythme de production des blocs et de la puissance active. Les données ne permettent pas d’isoler une cause unique.
Non. L’entreprise déclarait encore des revenus miniers au troisième trimestre, tout en poursuivant sa transition vers la colocation.
Pas automatiquement. Une baisse durable du hashrate mérite une analyse, mais la difficulté seule ne mesure pas toute la sécurité.
Article informatif du média actu crypto, sans conseil financier. Bitcoin, entreprises cotées et infrastructures numériques présentent des risques économiques et financiers.