En ce dimanche 25 janvier 2026, la bataille des valeurs refuges bat son plein. L’or flirte avec les 5 000 $ l’once, tandis que le Bitcoin chute autour de 87 800 $. Face à l’incertitude géopolitique, les banques centrales accumulent des actifs de sécurité. Mais une analyse des réserves nationales révèle une vérité crue. Si le métal précieux jaune reste le socle de confiance absolu, les réserves de Bitcoin sont souvent le fruit du hasard judiciaire, et non d’une stratégie économique.
L’or reste le roi absolu : l’actif d’urgence que les banques centrales ne lâchent pas
Malgré la révolution numérique, l’or conserve son statut de roi. Il reste l’actif d’urgence par excellence pour les grandes puissances.
Un filet de sécurité indétrônable : l’or fonctionne sans internet, sans réseau, sans risque technologique
Les banques centrales privilégient l’or pour une raison simple : il fonctionne sans internet. Un lingot dans un coffre reste un lingot, même en cas de panne mondiale ou de cyberattaque. Cette indépendance technologique rassure les gouvernements en temps de crise.
Un filet de sécurité indétrônable : l’or fonctionne sans internet, sans réseau, sans risque technologique
Les chiffres ne mentent pas. Les États-Unis détiennent la plus grande réserve d’or au monde avec 8 133 tonnes. L’Allemagne et l’Italie suivent avec respectivement 3 350 et 2 452 tonnes. La valeur de ces stocks se compte en milliers de milliards de dollars, écrasant littéralement toute autre forme de réserve alternative.
Bitcoin dans les coffres des nations : des réserves souvent accidentelles, issues de saisies judiciaires
Contrairement à l’or, la présence du Bitcoin dans les bilans nationaux résulte rarement d’un choix délibéré.
USA, Royaume‑Uni, Chine : des “baleines” malgré eux grâce aux confiscations policières
La plupart des « baleines » étatiques ne sont pas des investisseurs, mais des policiers. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine détiennent des milliards en Bitcoin suite à des saisies. Ces fonds proviennent de démantèlements de réseaux criminels ou de fraudes. L’État américain ne stocke pas ces actifs par conviction économique, mais parce qu’ils sont des preuves ou des butins en attente de liquidation judiciaire.
Le cas britannique : 61 000 BTC issus d’une affaire de blanchiment, pas d’une stratégie économique
Le Royaume-Uni illustre parfaitement cette dynamique. Ses 61 000 BTC proviennent d’une vaste affaire de blanchiment d’argent. Le gouvernement ne considère pas ces jetons comme une réserve stratégique au même titre que ses lingots.
Les exceptions stratégiques : El Salvador et le Bhoutan misent volontairement sur le Bitcoin
Seule une poignée de petites nations adopte une stratégie volontariste envers le Bitcoin.
El Salvador : une politique assumée d’accumulation nationale de BTC
Le Salvador reste le cas d’école. Le pays achète du Bitcoin par décret présidentiel et affiche publiquement ses réserves de 7 541 BTC. Ici, l’actif numérique remplace partiellement l’or comme réserve de valeur, un pari risqué mais assumé sur l’avenir.
El Salvador : une politique assumée d’accumulation nationale de BTC
Le Bhoutan suit une voie différente mais tout aussi intentionnelle. Le royaume utilise son excédent d’énergie hydroélectrique pour miner du Bitcoin. Avec plus de 13 000 BTC, le pays transforme ses ressources naturelles en or numérique pour financer ses dépenses publiques.
Comparatif de valeur : l’or écrase tout, le Bitcoin reste marginal dans les bilans nationaux
Une comparaison directe des valeurs en dollars met en lumière le fossé qui sépare encore les deux actifs dans les bilans nationaux.
1 210 milliards $ en or pour les USA contre 19,1 milliards $ en BTC saisi
Aux États-Unis, la valeur des réserves d’or (1 210 milliards $) éclipse totalement celle du Bitcoin saisi (19,1 milliards $). Le ratio est similaire pour la Chine et le Royaume-Uni. Pour ces économies majeures, la cryptomonnaie reste une note de bas de page financière.
Les petits pays “surpondérés” en Bitcoin à cause de réserves d’or très faibles
Paradoxalement, les petits pays semblent « lourds » en Bitcoin. Le Bhoutan possède 1,1 milliard $ en BTC contre seulement 8,4 millions $ en or. Mais cette distorsion s’explique par la faiblesse de leurs réserves d’or, et non par une domination globale du crypto-actif.
Synthèse : l’or garde la couronne, le Bitcoin gagne du terrain mais reste un joker
Ce dimanche 25 janvier 2026 confirme la hiérarchie mondiale des réserves.
- La Sécurité : L’or reste l’assurance-vie des grandes nations.
- L’Accident : Les stocks de Bitcoin majeurs (USA, Chine) proviennent de saisies.
- L’Audace : Seuls le Salvador et le Bhoutan parient stratégiquement sur la crypto.
- Le Prix : L’or à 5 000 $ consolide sa valeur, Bitcoin à 95 000 $ cherche sa place.
Si le Bitcoin est entré dans la conversation mondiale, il n’a pas encore remplacé le métal jaune dans les coffres des banques centrales. Il reste le « joker » numérique d’un système financier en mutation.
FAQ : Comprendre les réserves d’Or et de Bitcoin
L’or est physique, universellement reconnu et ne dépend pas d’internet ou de l’électricité. C’est l’actif de « dernier recours » idéal en cas de guerre ou de panne technologique majeure.
Non, pas officiellement comme réserve. Le gouvernement américain détient beaucoup de Bitcoin (environ 200 000 BTC), mais ils proviennent principalement de saisies judiciaires liées à des crimes, pas d’achats volontaires.
Le Salvador est le plus grand détenteur public « volontaire ». Le pays achète régulièrement du Bitcoin dans le cadre de sa politique nationale et détient environ 7 541 BTC.
Pas directement. Le Bhoutan utilise ses barrages hydroélectriques pour produire de l’électricité et « miner » (créer) des Bitcoins. C’est une façon de transformer leur énergie en argent.
Ce contenu analyse des données économiques et des réserves nationales à des fins d’information. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées de l’or ou du Bitcoin ne préjugent pas de leurs résultats futurs. Assistant Zenyx Studio.