La finance traditionnelle opère sa mutation historique ce vendredi 23 janvier 2026. Dans un mouvement coordonné, 35 institutions majeures, dont BlackRock, JPMorgan et Fidelity, officialisent l’adoption d’Ethereum comme infrastructure de règlement. Le réseau quitte son statut d’outil spéculatif pour devenir la « route à péage » incontournable de la finance mondiale. Ces géants lancent simultanément des produits tokenisés sur la blockchain publique. Analyse de cette intégration massive qui transforme les actifs du monde réel (RWA) en jetons numériques.
BlackRock domine la tokenisation avec 65 % de parts de marché
Le leader mondial de la gestion d’actifs ne fait pas de la figuration. BlackRock s’empare du leadership technique et financier sur le réseau.
BUIDL et ETF : Des milliards sur la chaîne
La firme contrôle désormais 65 % des actifs tokenisés mondiaux sur Ethereum. Son fonds monétaire numérisé, BUIDL, a déjà déployé près de 500 millions de dollars directement sur le réseau. En parallèle, son ETF Ethereum gère la somme colossale de 10,7 milliards de dollars d’actifs.
Larry Fink adoube la blockchain Ethereum
Larry Fink, PDG de BlackRock, n’hésite plus à qualifier Ethereum de « grand gagnant » de la tokenisation. Il souligne le rôle central de la blockchain dans la transformation des actifs traditionnels en standards numériques. Cette stratégie intègre Ethereum dans les portefeuilles institutionnels sous des cadres réglementaires stricts et existants.
JPMorgan migre vers le Layer 2 Base
La banque JPMorgan franchit une étape technique décisive. Elle abandonne les systèmes privés pour l’infrastructure publique.
Du JPM Coin au réseau Base
L’institution accélère son engagement en migrant son stablecoin JPM Coin vers Base, un Layer 2 construit sur Ethereum. Ce choix technique valide la scalabilité et la sécurité de l’écosystème Ethereum pour des opérations bancaires.
100 millions de dollars de capital initial
Pour prouver sa confiance, la banque a lancé un fonds monétaire tokenisé. Elle a injecté 100 millions de dollars de son propre capital pour amorcer les règlements et dépôts institutionnels. La transition vers un réseau public illustre une confiance nouvelle dans l’infrastructure décentralisée.
Fidelity et la vague des fonds tokenisés
Fidelity Investments rejoint le mouvement avec une approche produit ciblée pour ses clients éligibles.
Le fonds FDIT arrive sur le marché Ethereum
Le gestionnaire a introduit FDIT, un fonds monétaire tokenisé natif sur Ethereum. Ce produit facilite les transferts « on-chain » de titres collatéralisés, offrant une liquidité instantanée.
Une tendance mondiale
Ce lancement s’aligne sur une stratégie globale. Des acteurs comme Amundi en Europe ou China Asset Management lancent des équivalents en euros et dollars. Fidelity consolide ainsi sa présence dans les actifs du monde réel (RWA) après son succès dans les ETF crypto.
Kraken, Stripe et Google rejoignent l’écosystème
L’adoption ne se limite pas aux banques. Les géants de la tech et de la fintech construisent aussi sur Ethereum.
Actions et Paiements sur la blockchain Ethereum
La plateforme Kraken a déployé « xStocks » pour offrir des actions américaines tokenisées. De son côté, Ondo Finance propose déjà plus de 100 ETF et actions US sur le réseau. Stripe étend ses services d’abonnements en utilisant des stablecoins USDC.
Google et la DeFi institutionnelle
Même Google (Alphabet) participe via un protocole de paiements en stablecoins développé avec l’Ethereum Foundation et Coinbase. En Europe, Société Générale utilise désormais des outils de finance décentralisée (DeFi) pour ses produits en euros et dollars.
Santé du réseau Ethereum : staking record et alerte de Vitalik
Cette activité institutionnelle intense transforme les métriques fondamentales d’Ethereum, mais soulève des défis techniques.
Staking record et explosion des wallets
Le staking sécurise désormais plus de 30 % de l’offre totale, soit 36,2 millions d’ETH verrouillés. L’activité « on-chain » explose avec une création record de portefeuilles enregistrée le 11 janvier. Paradoxalement, les frais restent bas malgré l’activité accrue.
Vitalik craint une complexité excessive
Vitalik Buterin, cofondateur du protocole, lance toutefois un avertissement. Il alerte sur la complexité croissante du réseau qui pourrait compromettre la sécurité. Il plaide pour une simplification de la couche de base (Layer 1) face à la multiplication des couches additionnelles institutionnelles.
Synthèse : Ethereum vise un marché de 75 000 milliards $
Ce vendredi 23 janvier 2026 confirme le statut d’Ethereum comme colonne vertébrale de la finance.
- Le Leader : BlackRock (65% du marché tokenisé).
- L’Innovation : JPMorgan migre sur Base (Layer 2).
- Le Produit : Fidelity lance le fonds FDIT.
- Le Défi : Vitalik Buterin craint la complexité technique.
Avec un marché de la tokenisation estimé à 75 000 milliards de dollars (75 trillions), Ethereum se positionne pour capter une part majeure des flux financiers mondiaux d’ici 2027.
FAQ : Comprendre l’adoption institutionnelle d’Ethereum
Ethereum offre une infrastructure standardisée, sécurisée et mondiale. Cela permet aux banques de régler des transactions instantanément, 24/7, et de réduire les coûts intermédiaires grâce à la tokenisation.
BlackRock est le leader absolu. Ils gèrent la majorité des actifs tokenisés (comme le fonds BUIDL) et leur ETF Ethereum pèse plus de 10 milliards de dollars. Ils poussent l’industrie vers la blockchain.
C’est le processus de transformation d’actifs réels (actions, immobilier, obligations) en jetons numériques sur une blockchain. Cela rend ces actifs plus liquides et plus faciles à échanger.
Il craint que l’ajout constant de nouvelles fonctionnalités pour satisfaire les institutions ne rende le code d’Ethereum trop complexe. Une complexité excessive augmente le risque de bugs et de failles de sécurité.
Ce contenu analyse l’adoption technologique par des institutions financières. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les actifs numériques et tokenisés comportent des risques de perte en capital.