Ethereum Glamsterdam entre dans une nouvelle phase de tests le 14 septembre 2026. La mise à jour inclut EIP-2780. Cette proposition pourrait réduire jusqu’à 71 % le gaz intrinsèque d’un transfert standard d’ETH entre deux comptes existants.
Le gain potentiel concerne concrètement les envois simples. Il ne garantit toutefois pas une baisse identique de toutes les factures sur Ethereum. Le test public sur Sepolia, prévu le 6 octobre 2026, doit encore valider ce point. Le réseau principal pourrait accueillir cette arrivée au quatrième trimestre.
Points clés sur Ethereum Glamsterdam et eIP-2780 :
- EIP-2780 vise le coût minimal d’un envoi simple d’ETH, avec une réduction pouvant atteindre 71 %.
- Glamsterdam intègre déjà cette mesure à ses tests. Elle passe ainsi de la proposition à la validation technique.
- Le montant final des frais Ethereum dépendra toujours du prix du gaz, de la congestion et de l’opération réalisée.
Ethereum Glamsterdam réduit le socle des transferts
La nouveauté la plus lisible pour les utilisateurs concerne le coût incompressible d’une transaction ETH basique. Ethereum Glamsterdam ne garantit pas des frais faibles en permanence. La mise à jour cherche plutôt à alléger le coût de base d’un transfert.

Le rôle précis d’EIP-2780
Un transfert ETH ne paie pas seulement le prix du gaz fixé par le réseau. Il consomme aussi une quantité minimale de gaz liée à l’exécution de l’opération. C’est cette composante, dite intrinsèque, que cible EIP-2780.
La documentation officielle d’Ethereum citée dans la mise à jour évoque jusqu’à 71 % de gaz intrinsèque en moins. Cela concerne un envoi standard entre deux comptes existants. Le chiffre concerne donc un cas précis, simple et fréquent : transférer de l’ETH sans appeler de smart contract.
La distinction a son importance. Créer un compte, échanger des tokens ou interagir avec un protocole DeFi relève d’une logique d’exécution différente. Son coût ne se résume pas au plancher visé par EIP-2780.
Un frein réduit pour les petits envois
Les frais fixes pèsent davantage sur les petits montants. Pour les petits paiements Ethereum, le coût de base peut peser lourd face à la somme envoyée. Réduire ce seuil peut améliorer l’usage direct d’ETH entre portefeuilles.
Cette évolution intéresse notamment les personnes qui utilisent un wallet crypto pour transférer des fonds sur le réseau principal. Elle ne remplace pas les solutions de seconde couche. Elle peut toutefois rendre l’opération native moins pénalisante si la demande du réseau reste contenue.
Les chiffres derrière Ethereum Glamsterdam
Les données disponibles permettent d’établir le périmètre du changement, pas de chiffrer une économie en euros. À ce stade, les données n’indiquent ni le prix du gaz ni les frais moyens après activation.
71 % ne décrit pas la facture finale
Le chiffre de 71 % est souvent tentant à lire comme une baisse générale des frais Ethereum. Ce serait excessif. Il porte sur le gaz intrinsèque d’un transfert simple, et non sur l’intégralité du gaz consommé par chaque transaction.
Le prix payé dépend du prix du gaz, de la congestion et du type de transaction ETH. Les règles de l’application utilisée comptent aussi. Une forte demande de blocs peut maintenir un transfert coûteux, malgré la baisse de son coût intrinsèque.
Pour les opérations DeFi, l’économie éventuelle devra être appréciée au cas par cas. Les appels à des contrats intelligents mobilisent des ressources supplémentaires. Rien dans les informations disponibles ne permet d’affirmer qu’ils profiteront de la même baisse frais ETH.
Une proposition déjà soumise aux tests
Les développeurs ont retenu EIP-2780 dans le périmètre de Glamsterdam en juin. Elle fait désormais partie des changements évalués sur les devnets associés à la prochaine mise à jour Ethereum.
Ce statut dépasse celui d’une simple idée figurant dans la feuille de route. Il ne vaut pas pour autant activation définitive. Les tests doivent confirmer la compatibilité de cette réduction avec les autres modifications du protocole. Ils doivent aussi repérer d’éventuels effets indésirables.
Ethereum Glamsterdam face au test de Sepolia
Sepolia doit accueillir le prochain jalon mesurable le 6 octobre 2026. Cette étape indiquera mieux si Glamsterdam peut fonctionner au-delà des environnements de développement les plus restreints.
Sepolia validera l’intégration globale
Le test Sepolia ne porte pas uniquement sur EIP-2780. Le test doit examiner l’ensemble de la mise à jour dans un cadre plus proche de l’usage réel, avec ses clients, ses outils et ses interactions protocolaires.
Si tout se déroule sans heurt, l’objectif reste un déploiement sur Ethereum mainnet au T4 2026. Cette échéance peut être repoussée par un bug, un problème d’interopérabilité ou une correction nécessaire. La fenêtre annoncée n’est qu’un objectif de travail, pas une date ferme.
Le bénéfice dépendra aussi du réseau
L’utilisateur regardera d’abord l’écart de gaz requis avant et après l’activation pour un envoi simple. Il regardera ensuite les frais réellement facturés, qui dépendent toujours de l’activité du réseau.
Ethereum Glamsterdam pourrait donc améliorer l’efficacité structurelle sans changer instantanément l’expérience de toutes les applications. Les échanges de tokens, les actions DeFi et les opérations complexes conserveront leurs propres coûts d’exécution.
Cette nuance compte aussi pour le cours d’ETH. La source ne fournit ni réaction de prix, ni volumes, ni données de dérivés. Relier mécaniquement une amélioration technique à une hausse du prix ETH serait donc spéculatif.
Le mainnet au T4 reste le vrai basculement
Les faits sont clairs : Ethereum Glamsterdam teste une réduction du gaz intrinsèque. EIP-2780 cible les transferts simples, et Sepolia marque le prochain rendez-vous public. Pour l’envoi direct d’ETH, le potentiel d’amélioration est tangible.
Mais les 71 % ne signifient pas que tous les frais Ethereum baisseront automatiquement. La congestion et la nature de l’opération resteront déterminantes pour le coût payé.
Le résultat du test du 6 octobre, puis la confirmation du calendrier mainnet, changeront la lecture du dossier. Sans correction majeure à ces étapes, Ethereum Glamsterdam pourrait rendre les petits transferts plus rationnels sur le réseau principal.
FAQ : Ethereum Glamsterdam, adoption et valorisation
EIP-2780 cible le coût intrinsèque d’un transfert simple d’ETH entre deux comptes existants. Selon la documentation Ethereum, cette composante pourrait consommer jusqu’à 71 % de gaz en moins. La mesure peut surtout améliorer l’économie des petits envois, pour lesquels un coût fixe élevé pèse davantage sur le montant transféré.
Le test Sepolia doit vérifier l’intégration de Glamsterdam dans un environnement public plus large. Les développeurs y évalueront la compatibilité des changements avec les clients, les outils et les usages du réseau. Un résultat satisfaisant soutiendrait l’objectif d’un déploiement sur Ethereum mainnet au quatrième trimestre 2026, sans le garantir.
Non, la réduction de 71 % ne vise pas toutes les transactions Ethereum. Elle concerne le gaz intrinsèque d’un transfert ETH simple entre comptes existants. Le coût total continuera de varier selon le prix du gaz, la congestion du réseau et l’exécution requise par les smart contracts, notamment pour les opérations DeFi ou les échanges de tokens.
Disclaimer : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils. Faites vos propres recherches avant toute décision.