Une tempête crypto politique frappe le Département de la Justice (DOJ) américain ce jeudi 29 janvier 2026. Six sénateurs américains, dont Elizabeth Warren, exigent des comptes au procureur général adjoint Todd Blanche. Ils l’accusent d’un conflit d’intérêts flagrant concernant ses avoirs en cryptomonnaie. Blanche aurait détenu des montants substantiels de crypto-actifs au moment même où il démantelait l’équipe chargée de la régulation du secteur. Analyse de ce scandale qui mêle éthique, politique et actifs numériques.
Des avoirs crypto qui embarrassent le numéro 2 du DOJ
La lettre des sénateurs met en lumière une contradiction financière troublante. Todd Blanche se trouve au cœur d’une controverse éthique majeure.
Un portefeuille crypto estimé jusqu’à 470 000 $
Selon les accusations, Todd Blanche possédait un portefeuille de cryptomonnaie (principalement Bitcoin et Ethereum) d’une valeur significative. Les sénateurs estiment ces avoirs entre 158 000 et 470 000 dollars. Ce patrimoine pose problème car il existait toujours lorsqu’il a pris des décisions politiques cruciales affectant la valeur de ces actifs.
Un risque de violation de la loi fédérale sur les conflits d’intérêts
Les législateurs soulignent que cette situation pourrait violer la section 18 U.S.C. § 208(a) du code pénal américain. Cette loi interdit aux employés fédéraux de participer à des décisions où ils ont un intérêt financier personnel. Les sénateurs rappellent que les violations volontaires de cette disposition sont passibles de cinq ans de prison.
Un mémo pro‑industrie crypto au cœur du scandale
Le cœur du conflit réside dans un mémo publié en avril 2025. Ce document a radicalement changé la doctrine du DOJ envers l’industrie crypto.
La dissolution de l’équipe NCET dédiée aux crimes en cryptomonnaie
En avril 2025, alors qu’il détenait encore ses crypto-actifs, Blanche a publié un mémo intitulé :
« Mettre fin à la régulation par la poursuite ».
Cette directive ordonnait aux procureurs d’éviter de cibler les plateformes d’échange et les mixeurs de cryptomonnaie pour les fautes de leurs utilisateurs. Elle a également conduit à la dissolution de l’équipe nationale de contrôle des cryptomonnaies (NCET).
Une explosion des activités illégales selon les sénateurs
Les sénateurs affirment que cette décision a eu des conséquences désastreuses. Ils citent une augmentation des crimes liés à la cryptomonnaie, notamment le blanchiment d’argent par des réseaux chinois et les arnaques. Pour eux, Blanche a favorisé ses propres investissements au détriment de la sécurité nationale.
Une chronologie qui alimente les soupçons
L’attaque des sénateurs repose sur un calendrier précis qui contredit les promesses faites par Todd Blanche.
Promesse de vente des cryptomonnaies non respectée
Blanche avait accepté de se séparer de ses actifs numériques dès février 2025. Pourtant, la lettre révèle qu’il ne les a vendus ou transférés qu’entre mai et juin de la même année.
Décisions politiques prises avant la liquidation des actifs
Le problème majeur est l’intervalle. Il a publié son mémo favorable à l’industrie crypto en avril, soit avant de liquider ses positions. Les sénateurs estiment qu’il aurait dû se récuser de toute décision concernant les actifs numériques tant qu’il possédait ces portefeuilles.
Le DOJ défend Todd Blanche, mais le Sénat exige des preuves
Face à ces accusations, le Département de la Justice tente de faire bloc, mais la pression s’accentue.
Le ministère parle d’“assassinat de caractère”
Le DOJ a réagi via une déclaration, qualifiant les accusations d' »assassinat de caractère sans fondement ». Le ministère affirme que la situation de Blanche a été signalée, traitée et validée à l’avance par les responsables éthiques.
Ultimatum fixé au 11 février 2026 pour fournir les documents
Les sénateurs ne se contentent pas de cette réponse. Ils exigent des preuves écrites, les enregistrements des communications avec les responsables éthiques et les raisons du retard de la vente des actifs. Ils ont fixé un ultimatum au 11 février 2026 pour obtenir ces réponses.
Cryptomonnaie : un conflit d’intérêts crypto qui secoue Washington
Ce jeudi 29 janvier 2026, l’administration Trump fait face à une crise éthique sérieuse.
- L’Accusé : Todd Blanche, procureur général adjoint.
- L’Actif : Jusqu’à 470 000 $ en cryptomonnaie.
- L’Acte : Démantèlement de la police crypto du DOJ.
- Le Risque : Enquête pour violation de la loi fédérale.
Cette affaire pourrait remettre en cause la politique de dérégulation actuelle si les soupçons de profit personnel se confirment.
FAQ : Tout savoir sur le scandale Crypto au DOJ (Janvier 2026)
Todd Blanche est le procureur général adjoint des États-Unis (numéro 2 du DOJ). Il est au cœur d’un scandale car des sénateurs l’accusent d’avoir détenu jusqu’à 470 000 $ en cryptomonnaie tout en prenant des décisions politiques favorisant ce secteur industriel.
En avril 2025, Todd Blanche a ordonné la dissolution de l’équipe nationale de contrôle des cryptomonnaies (NCET). Cette unité spéciale luttait contre les crimes liés aux actifs numériques. Les critiques affirment qu’il a pris cette décision pour protéger ses propres investissements.
Si la justice prouve que Todd Blanche a violé volontairement la section 18 U.S.C. § 208 du code pénal (loi sur les conflits d’intérêts), il risque une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Il n’y a aucune différence fondamentale. Le terme « Crypto » désigne généralement le secteur industriel ou la technologie. Le terme « Cryptomonnaie » fait référence aux actifs financiers spécifiques (comme Bitcoin ou Ether) que Todd Blanche détenait dans son portefeuille personnel.
Disclaimer : Ce contenu rapporte des accusations politiques et judiciaires en cours aux États-Unis. Il ne constitue pas un avis juridique ou un conseil en investissement. La situation légale des personnes citées peut évoluer.