Le 15 septembre 2026, 2 009 321 XRP ont quitté 1 552 wallets en deux heures et cinq minutes. Les traces on-chain indiquent une opération coordonnée liée à des utilisateurs du DCENT App Wallet. Elles ne démontrent pas une intrusion dans le protocole XRP Ledger.
Cette distinction change la lecture de l’incident. La blockchain a exécuté des paiements valides, mais l’origine des éléments qui ont permis de les signer reste indéterminée. DCENT enquête toujours sur des transferts non autorisés qu’elle confirme.
XRP et XRP Ledger : les points clés
- Le réseau n’apparaît pas compromis : les paiements observés étaient correctement signés.
- L’analyse relève deux adresses collectrices, qui ont reçu 2 009 321 XRP.
- La cause technique demeure non établie, malgré plusieurs critères de risque signalés par DCENT.
XRP : des signatures valides, pas une faille réseau
L’enjeu ne se limite pas au montant dérobé. Sur le registre, les transactions respectent les règles ordinaires du XRPL. À ce stade, elles écartent le scénario d’un contournement du consensus.

Ce que les transactions permettent d’établir
Selon la chronologie publiée par XRPL.to, les sorties ont commencé à 16 h 29 min 50 s UTC et se sont achevées à 18 h 34 UTC. Chaque compte touché a émis un paiement XRP signé, puis le réseau l’a validé normalement.
Aucune donnée examinée ne suggère une création frauduleuse de jetons ni un retrait de fonds sans signature. Elle n’indique pas non plus de faille permettant de ponctionner n’importe quelle adresse. Parler de piratage XRP au niveau du protocole serait donc inexact au regard des preuves disponibles.
La frontière entre chaîne et portefeuille
Une blockchain publique enregistre les mouvements et vérifie les autorisations cryptographiques. Elle n’explique pas comment un tiers a pu obtenir une clé privée, une phrase de récupération ou un accès de signature. C’est la zone grise centrale de cette affaire.
Pour les détenteurs, l’épisode rappelle qu’un wallet crypto constitue l’interface de conservation, pas la blockchain elle-même. Une compromission de cette interface peut produire des transactions parfaitement conformes aux règles du réseau.
Les traces on-chain décrivent une opération automatisée
Les données publiées donnent une mesure précise de l’ampleur, du rythme et des ajustements opérés durant l’attaque. Elles apportent des indices solides sur la méthode, sans permettre d’identifier l’auteur ni son vecteur d’accès.
Deux vagues et 126 échecs
Une première séquence a vidé 204 wallets d’environ 19 787 XRP en quatorze minutes. Le script a échoué 72 fois. Il tentait d’envoyer un solde qui ne tenait pas correctement compte de la réserve requise par le XRP Ledger.
Après une pause de 33 minutes, une seconde vague corrigée a touché 1 336 comptes. Elle a transféré 1 258 563 XRP. XRPL.to dénombre au total 126 transactions échouées. Ces rejets confirment le fonctionnement des règles de réserve ; ils ne signalent pas un défaut du réseau.
Douze comptes traités à part
Entre les deux séquences, les douze wallets les plus fournis ont envoyé leurs fonds vers une seconde adresse. Chacun détenait plus de 42 000 XRP. Leur total atteignait environ 730 954 XRP, avec un outil apparemment distinct selon l’analyse.
Les comptes semblent avoir été traités davantage selon leur date de création que selon leurs soldes. Cette observation laisse penser que l’opérateur détenait une liste structurée avant le lancement. Elle ne prouve ni la provenance de cette liste ni le mode d’obtention des clés.
Au 16 septembre à 14 h UTC, XRPL.to estimait que 1 808 974 XRP restaient regroupés dans quatre adresses attribuées à l’opérateur. Environ 236 000 XRP avaient déjà circulé vers plusieurs services, dont des plateformes et un bridge. Ces destinations ne sont pas accusées de participation par cette analyse.
DCENT Wallet précise le périmètre de risque
DCENT a confirmé le 17 septembre avoir reçu des signalements de transferts non autorisés, d’abord en Corée du Sud. La société associe la majorité des plaintes reçues à son application logicielle, sans annoncer de cause définitive.
Les critères communiqués par DCENT
Le risque potentiel vise les personnes qui ont saisi une phrase de récupération dans le DCENT App Wallet. Elles doivent aussi avoir utilisé l’adresse pour signer une transaction. Cela inclut les transferts, tokens, NFT, approbations ou interactions avec une application décentralisée.
DCENT indique aussi qu’une signature réalisée avec une version antérieure à 8.1.0, publiée le 5 novembre 2025, entre dans ses critères. La version actuellement installée sur le téléphone ne permet pas, à elle seule, d’évaluer le risque. Seule compte celle utilisée lors de la signature.
Le hardware wallet n’efface pas tout risque
Selon DCENT, connecter un appareil matériel à l’application pour consulter un solde ne transfère pas automatiquement la phrase de récupération sur le téléphone. La protection matérielle subsiste si la seed n’a jamais été importée dans l’environnement logiciel.
La situation change si l’utilisateur a saisi la même phrase dans l’application. DCENT recommande de mettre à jour l’application. La société conseille ensuite de créer une nouvelle phrase de récupération et de transférer les fonds vers de nouvelles adresses. Restaurer l’ancienne seed sur un autre appareil ne règle pas une éventuelle exposition antérieure.
L’entreprise affirme travailler avec les autorités et des spécialistes en cybersécurité. Elle coopère aussi avec des opérateurs de blockchains et des plateformes pour suivre les fonds et demander leur gel. Son enquête couvre aussi Bitcoin, Ethereum, Tron et les réseaux EVM. Le périmètre potentiel ne semble donc pas se limiter au seul wallet XRP.
Les prochains signaux pour XRP et les victimes
La traçabilité publique a permis de reconstituer l’opération avec une rare précision. Elle ne répond toutefois pas à la question décisive de l’accès initial aux signatures.
L’analyse vérifiable dénombre 1 552 wallets XRP touchés. Elle chiffre les transferts à 2 009 321 XRP. Les transactions observées fondent l’affirmation que le XRP Ledger n’a pas été piraté. Elles ne garantissent pas la sécurité de chaque portefeuille.
Le prochain élément susceptible de modifier l’analyse sera un rapport technique de DCENT établissant, ou écartant, un vecteur précis. La capacité des plateformes à bloquer les fonds identifiés constituera un indicateur concret. Les nouveaux mouvements depuis les adresses collectrices en fourniront un autre.
FAQ : XRP, adoption institutionnelle et risques opérationnels
Il est important car il distingue une compromission de portefeuilles d’une faille du XRP Ledger. Les données recensent 2 009 321 XRP transférés depuis 1 552 wallets en deux heures et cinq minutes. DCENT a confirmé des signalements liés à son App Wallet, mais l’origine technique de l’accès aux signatures reste sous enquête.
Les transactions observées étaient des paiements XRP ordinaires et correctement signés. Le registre a appliqué ses règles habituelles, y compris ses réserves de compte, qui ont provoqué 126 tentatives échouées. Les données disponibles ne montrent ni création frauduleuse de XRP, ni contournement du consensus, ni retrait sans signature valide.
Les utilisateurs ayant importé une phrase de récupération dans le DCENT App Wallet sont potentiellement concernés selon DCENT. Le risque dépend aussi d’une signature antérieure réalisée avec une version antérieure à 8.1.0. Un hardware wallet n’est pas isolé si sa même phrase de récupération a été saisie dans l’application logicielle.
Disclaimer : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils. Faites vos propres recherches avant toute décision.