La crypto en France dépend désormais largement d’agréments délivrés ailleurs dans l’Union européenne. Au 23 septembre 2026, l’AMF recensait 36 prestataires agréés en France. Parallèlement, 164 entreprises autorisées dans d’autres États membres avaient déclaré vouloir fournir leurs services aux Français.
Ces deux catégories représentent 200 prestataires, dont 82 % disposent d’un agrément étranger. Le passeport ; ; crypto MiCA transforme ainsi la supervision du secteur. Pourtant, ce ratio mesure des autorisations réglementaires, pas les clients ni les volumes réellement captés.
Points clés sur la crypto en France :
- Un marché européen : 36 prestataires détiennent un agrément AMF, contre 164 acteurs autorisés ailleurs dans l’Union.
- Une transition exigeante : 30 anciens PSAN ont obtenu l’agrément français, tandis que l’AMF a radié 55 acteurs d’office.
- Un secteur diversifié : la France occupe le deuxième rang européen des agréments et accueille six émetteurs de stablecoins autorisés.
Crypto en France : 82 % des prestataires passent par un agrément européen
La nouvelle géographie réglementaire des cryptomonnaies repose sur le passeport MiCA. Une entreprise peut servir plusieurs pays européens grâce à son autorisation nationale.

36 agréments AMF face à 164 passeports MiCA étrangers
Les données présentées par l’ACPR et l’AMF décrivent deux groupes distincts. La France compte 36 prestataires agréés par l’AMF au 23 septembre 2026. En parallèle, 164 acteurs titulaires d’un autre agrément européen ont déclaré la France comme marché potentiel.
Le calcul reste simple. ; ; 164 sur 200 représentent exactement 82 %. Les agréments français correspondent aux 18 % restants.
Un prestataire peut notifier plusieurs pays sans y développer immédiatement une activité importante. L’autorité du pays d’origine assure la supervision principale du prestataire.
En France, l’AMF conserve des compétences territoriales et coopère avec les autres régulateurs. Le véritable changement concerne donc la répartition des responsabilités de contrôle.
Allemagne première, France deuxième : qui surveille les plateformes ?
Au 29 septembre, 362 prestataires disposaient d’un agrément MiCA dans l’Union européenne. L’Allemagne arrivait en tête avec 98 acteurs. La France suivait avec 36, devant les Pays-Bas (29), Chypre (25) et Malte (22).
La France occupait donc le deuxième rang européen pour les cryptomonnaies, avec environ 10 % des autorisations.
Grâce au passeport européen, une plateforme crypto agréée en Allemagne ou à Chypre peut cibler le marché français. Elle doit respecter les services et territoires couverts par son autorisation.
Le registre de l’ESMA permet de consulter l’autorité d’origine et les services déclarés. Ce registre devient essentiel pour identifier le superviseur principal d’une plateforme crypto.
MiCA en France : 55 radiations PSAN et des stablecoins sous surveillance
La transition vers MiCA a profondément modifié le national. Les anciens enregistrements PSAN n’ouvraient pas automatiquement droit au nouvel agrément. Les entreprises ont dû démontrer leur conformité aux exigences européennes.
Trente anciens PSAN agréés, mais 55 radiations d’office
Fin décembre 2024, la France comptait environ 110 prestataires de services sur actifs numériques (PSAN). Parmi les 36 acteurs agréés au 23 septembre 2026, 30 relevaient de cet ancien régime. Les six autres constituaient de nouveaux entrants.
La période transitoire a pris fin le 1er juillet 2026. Dès le lendemain, l’AMF a procédé à 55 radiations d’office de PSAN sans agrément MiCA.
Vingt autres radiations résultaient de démarches volontaires ou de décisions de l’autorité. Pourtant, ces 75 radiations ne correspondent pas nécessairement à autant de faillites.
Certaines entreprises crypto ont changé de statut ou obtenu leur licence ailleurs en Europe. D’autres ont arrêté certaines activités. Les autorités évoquent également une quinzaine de demandes toujours en cours d’instruction.
L’AMF examine notamment les fonds propres, les effectifs, la cybersécurité et la conservation des clés. Une procédure écrite ne remplace pas un dispositif réellement opérationnel.
Six émetteurs français et huit stablecoins : les chiffres de l’ACPR
Le volet stablecoins apporte un autre éclairage sur la réglementation crypto en France. Début juin 2026, six émetteurs autorisés par l’ACPR proposaient huit jetons de monnaie électronique.
Quatre émetteurs de cryptomonnaies disposaient du statut d’établissement de monnaie électronique. Deux relevaient du statut d’établissement de crédit. Leurs émissions comprenaient six stablecoins en euros et deux en dollars.
Les huit jetons recensés étaient EURC, USDC, EURØP, HEURO, EURCV, USDCV, EUROD et EURXT. Leur encours atteignait 969 694 721 euros pour les jetons en euros.
Les deux jetons en dollars représentaient 5 601 415 454 dollars d’encours. Ces montants utilisent deux devises différentes. Il serait donc incorrect de les additionner sans conversion.
Cette photographie ne permet toutefois pas de mesurer les transactions des utilisateurs français.
Crypto en France : ce que le passeport MiCA change pour les investisseurs
Le chiffre de 82 % illustre une européanisation de l’accès au marché crypto français. Pourtant, il ne prouve aucune domination commerciale des acteurs étrangers. Les données disponibles ne renseignent ni leurs clients, ni leurs revenus français.
Un investisseur doit donc distinguer trois éléments : l’agrément du prestataire, les services autorisés et l’autorité compétente.
Pour les régulateurs, l’enjeu devient la cohérence des pratiques nationales. Une plateforme opérant en France devrait répondre à des exigences comparables, quel que soit son pays d’origine.
Les 36 agréments AMF et les 164 passeports européens décrivent avant tout un changement institutionnel. Leur poids commercial réel reste inconnu.
Questions fréquentes sur la crypto en France
Au 23 septembre 2026, l’AMF recensait 36 prestataires agréés en France. La France compte 36 prestataires agréés par l’AMF au 23 septembre 2026. En parallèle, 164 acteurs titulaires d’un autre agrément européen ont déclaré la France comme marché potentiel.. En France, l’AMF conserve des compétences territoriales et coopère avec les autres régulateurs.
La France compte 36 prestataires agréés par l’AMF au 23 septembre 2026. En parallèle, 164 acteurs titulaires d’un autre agrément européen ont déclaré la France comme marché potentiel.. Ces deux catégories représentent 200 prestataires, dont 82 % disposent d’un agrément étranger. Au 29 septembre, 362 prestataires disposaient d’un agrément MiCA dans l’Union européenne.
Le volet stablecoins apporte un autre éclairage sur la réglementation crypto en France. Début juin 2026, six émetteurs autorisés par l’ACPR proposaient huit jetons de monnaie électronique.. Quatre émetteurs disposaient du statut d’établissement de monnaie électronique. Deux relevaient du statut d’établissement de crédit. Leurs émissions comprenaient six stablecoins en euros et deux en dollars..
Disclaimer : cet article est informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique ni une recommandation d’investissement.
Sources officielles : ACPR et AMF, présentation MiCA du 2 octobre 2026 ; ESMA, article 59 de MiCA. Les statistiques concernent les dates précisées dans le texte.