Le piratage crypto d’août 2026 connaît un nouveau développement. MANTRA soumet au vote le transfert de 37 957 488,23 tokens immobilisés sur l’adresse de l’attaquant. Cette récupération nécessiterait une mise à jour, sans signature de l’attaquant.
La proposition n° 40, présentée le 6 novembre, doit être votée avant le 13 novembre. Le piratage crypto avait déplacé environ 721 millions de tokens. MANTRA distingue désormais les fonds simplement bloqués de ceux réellement restitués.
À retenir
- La proposition n° 40 vise 37,96 millions de tokens gelés ; aucun transfert de récupération n’est encore confirmé.
- Le piratage crypto d’août reposait sur une faille comptable et non sur le vol de clés de validateurs.
- MANTRA prévoit une décision communautaire, puis un changement logiciel ciblé, avec un nouveau bilan attendu avant juillet 2027.
Piratage crypto : pourquoi 721 millions de tokens ont quitté le réseau
Le 20 août, un attaquant a exploité une erreur d’entier non signé dans le module cosmos/evm. Le composant permettait une soustraction incorrecte de soldes. MANTRA recense 720 923 967,99 tokens déplacés sans autorisation. Le piratage crypto concernait deux adresses particulières, pas les portefeuilles ordinaires des clients.

Une vulnérabilité dans le module Cosmos EVM
Près de 600 millions provenaient d’une adresse de destruction, et 120 923 932,44 d’une ancienne multisignature. Aucune clé administrative, multisignature ou de validateur n’aurait été compromise. MANTRA précise également qu’aucun nouveau token n’a été créé. Le piratage crypto a néanmoins rendu transférables des unités auparavant exclues de la circulation.
Pourquoi seuls 37,96 millions restent immobilisés
La majorité des actifs avait déjà quitté le portefeuille de l’attaquant avant l’arrêt du réseau. Quinze transferts ont dirigé environ 682,97 millions de tokens vers une adresse de dépôt sur un exchange. Le piratage crypto a forcé MANTRA à suspendre la chaîne trente heures et treize minutes.
La version v8.4.0 a corrigé la faille et interdit les sorties depuis l’adresse identifiée. Son solde de 37 957 488,23 tokens reste donc gelé. MANTRA n’en possède pas automatiquement la garde. Pour ce piratage crypto, immobiliser les fonds signifie empêcher leur déplacement, non les restituer à la réserve initiale.
MANTRA soumet une récupération exceptionnelle à la gouvernance
La proposition n° 40 prévoit de transférer tout le solde gelé vers la réserve OM Upgrade. Si elle est approuvée, MANTRA devra intégrer un mécanisme appelé upgrade handler dans une prochaine version. Il modifierait l’état du réseau lors de la mise à jour. Cette opération liée au piratage crypto n’aura aucune signature de l’attaquant.
Un upgrade handler pour déplacer les fonds sans signature
La publication du code sera mis en avant pour examen. L’approbation du vote donne un mandat de développement, sans provoquer immédiatement le transfert. MANTRA devra ensuite déployer la version correspondante et vérifier les soldes. Le piratage crypto ouvre ainsi une procédure particulière, et non une annulation automatique de transactions anciennes.
L’irréversibilité face à une décision communautaire
Une transaction ordinaire exige l’autorisation cryptographique du détenteur. Ici, le changement passerait par les règles collectives du protocole. Ce piratage crypto révèle donc une tension entre gouvernance et prévisibilité des soldes. MANTRA défend une exception ciblée, limitée à une adresse sanctionnée et à un montant précisément publié.
Cette méthode ne permet pas à chaque victime de récupérer librement ses cryptomonnaies. Elle dépend des pouvoirs techniques effectivement prévus par le réseau. La communauté doit juger le précédent créé, ses garanties et ses limites. Dans ce piratage crypto, le vote ne remplacera pas les contrôles indépendants de l’exécution finale.
Piratage crypto : quels fonds peuvent encore être récupérés ?
La réserve OM Upgrade avait perdu exactement 120 923 932,44 tokens. Après transfert des 37 957 488,23 unités gelées, le déficit resterait de 82 966 444,21 tokens. MANTRA prévoit d’affecter à cette réserve les éventuelles restitutions complémentaires. Cette répartition concerne le piratage crypto et ne constitue pas une compensation directe versée à chaque investisseur.
La proposition précise que toute récupération supérieure au déficit serait définitivement détruite. Cette règle cherche à éviter que le retour des tokens augmente indûment l’offre disponible. Selon son rapport, MANTRA n’avait procédé à aucune création monétaire lors de l’attaque. Le piratage crypto avait cependant modifié la quantité d’actifs économiquement circulants.
Les fonds déposés sur un exchange restent hors de portée d’une prochaine mise à jour. MANTRA indique travailler avec les autorités de Hong Kong et l’exchange concerné. Leur restitution dépendra d’actions et de vérifications distinctes. Le piratage crypto demeure donc partiellement résolu sur le plan financier.
Le vote doit s’achever le 13 novembre. Une adoption autoriserait l’équipe à préparer la modification, puis à publier son code. Aucune date exacte de déploiement. Les détenteurs devront suivre les résultats du vote et l’explorateur blockchain. Une annonce de récupération ne suffit pas à démontrer que les tokens ont effectivement changé d’adresse.
Une autre proposition publique doit présenter des mesures concernant les pertes définitives au plus tard le 30 juin 2027. Elle dépendra des conclusions sur les fonds externes. MANTRA doit ainsi équilibrer transparence financière, protection des réserves et respect des décisions communautaires. L’affaire rappelle que le piratage crypto peut nécessiter des réparations distinctes selon la localisation des actifs.
Le piratage crypto de MANTRA pose une question durable. Jusqu’où modifier l’état d’une blockchain pour réparer une exploitation ? Le vote précède toujours la récupération.
FAQ : piratage crypto et gouvernance de MANTRA
Non. Ils restent gelés. La proposition n° 40 sollicite d’abord un mandat communautaire pour organiser leur transfert ultérieur.
Non. Le mécanisme proposé vise un solde déterminé et une adresse précise, via une mise à jour exceptionnelle.
MANTRA poursuit les démarches auprès des autorités de Hong Kong et de l’exchange concerné. Leur récupération reste incertaine.
Contenu informatif par le média Actu Crypto, sans aucun conseil financier. Les cryptomonnaies présentent des risques et les procédures de récupération peuvent évoluer.